Histoire de la Ville de Lévis
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Cet article décrit l'histoire de la région de Lévis en complément à l'article principal sur Lévis.
- Veuillez noter que cette page présente uniquement une chronologie de l'histoire des anciennes villes de la Rive-Sud de Québec qui se sont fusionnées avec Lévis entre 1989 et 2002. En raison du vaste territoire, il est impossible de présenter en détail toute l'histoire de ces anciennes villes. Le secteur de l'ancienne Pointe-Lévy (en particulier celui de l'ancienne ville de Lauzon) est privilégié, car c'est le lieu de naissance de la Rive-Sud de Québec.
[] Le XVIIe siècle - naissance de la Rive-Sud de Québec sous le régime français
1629: La Rive-Sud de Québec reçoit sa première appellation territoriale européenne, le Cap de Lévy, qui deviendra par la suite la Pointe-Lévy
Ce très ancien toponyme désignait la pointe qui s'avance dans le fleuve Saint-Laurent, vis-à-vis la ville de Québec sur la Rive-Sud. Samuel de Champlain signala pour la première fois le « cap de Levy » lorsqu'il rapporta l'arrivée des frères Kertk (ou Kirk) devant Québec en 1629. Puis, en 1632, il indiquera deux caps du nom de Lévy sur sa carte. L'ingénieur Jean Bourdon fait de même dans le plan des établissements de la Nouvelle-France vers 1641. Cependant, c'est à partir de 1648 que cette appellation semble s'appliquer à toute la Rive-Sud du Saint-Laurent (devant Québec), qui fut parfois dénommée Pointe Lévi Est et Point Lévi sur des anciennes cartes. La carte de Villeneuve (1688) indique très bien la Pointe-de-Lévy, à l'est de la Coste de Lauzon. Une carte de Jefferys (1759) indique Pointe-Lévy ou Cap Lauzon. Ce fut finalement le toponyme Pointe-de-Lévy qui fut retenu pour identifier cette partie de la côte. Champlain avait choisi le nom Lévy pour honorer Henri de Lévis (ou Lévy), duc de Ventadour, vice-roi de la Nouvelle-France de 1625 à 1627. La maison de Lévy tire son origine du village de Lévis-Saint-Nom, en Île-de-France. De 1629 à 1647, le territoire sera occupé par des peuplades amérindiennes, notamment les Iroquois. Aucun colon français ne s'y installera avant 1647, car les Iroquois étaient une menace. Tous ceux qui s'aventuraient sur la Rive-Sud étaient massacrés, car le territoire était hostile.
1636: Création de la Seigneurie de Lauzon
Ce vaste territoire mesurait 6 lieues de littoral (18,6 milles), c'est-à-dire 3 lieues en amont par 3 lieues en aval de l'embouchure de la rivière Chaudière et par 6 lieues de profondeur. Au départ, la Seigneurie de Lauzon appartenait à Jean de Lauson (Lauzon), conseiller au parlement de Paris, premier directeur de la Compagnie des Cent-Associés et futur gouverneur de la Nouvelle-France de 1651 à 1656. Cependant, on rapporte que Lauson a usé de subterfuges pour obtenir la seigneurie en se servant de Simon LeMaître en guise de prête-nom. Celui-ci se porta acquéreur des titres seigneuriaux qu'il remettra à Lauson onze jours après les avoir achetés. Simon Le Maître, noble, associé de la compagnie de la Nouvelle-France (La Compagnie des Cent Associés) et conseiller du roi Louis XIII, devient donc propriétaire (par acte de concession) de la Seigneurie de Lauson (Lauzon), le 15 janvier 1636. Il fut le premier seigneur du territoire de la Rive-Sud de Québec pendant 11 jours. Fait à noter, il n'a jamais eu l'intention de s'installer en Nouvelle-France, ni d'y envoyer des colons. Le tout sera officialisé le 29 janvier, dans un acte signé devant les notaires Huguenier et Huart de Paris. Simon Le Maître s'occupa très peu de ses concessions en Nouvelle-France et le territoire restera vierge jusqu'en 1647.
1647: Arrivée de Guillaume Couture au trou (grève) Jolliet de la Coste (côte) de Lauzon
Il est le premier colon français qui s'installa sur la Rive-Sud de Québec. Avant 1647, la colonisation de la Rive-Sud de Québec était impossible, car le territoire était dominé par les Iroquois. Aucun Français ne pouvait y survivre, sauf Guillaume, car il avait une très bonne réputation. Il était aussi interprète et un coureur des bois respecté des tribus amérindiennes (Hurons, Abénakis et Iroquois) surtout à la suite à sa martyrisation par les Iroquois. En 1645, il fut le responsable du premier traité de paix entre les Français et les Iroquois. Le gouverneur de Montmagny lui donnera la permission de s'établir à la Pointe de Lévy et Guillaume s'y installera le 15 mai 1647. François Bissot, Sieur de la Rivière et bourgeois de Québec, lui offrit 200 livres pour un petit corps de logis. L'accord sera signé devant des témoins. La terre de Guillaume aura une superficie de 200 arpents, dont cinq arpents de front (devant le fleuve St-Laurent) sur 40 arpents de profondeur dans les terres (comme son voisin François Bissot). Onze autres familles souches s'installeront par la suite à la Pointe-Lévy au milieu du XVIIe siècle. Il s'agit des Miville, Guay, Cadoret, Duguy, Bégin, Hallé (Hallay), Poiré, Brulotte (Brulot), Carrier, Lecours et Samson (1647-1669).
1648: Construction de la Cabane des Pères et célébration de la première messe par les Jésuites
12 avril: Célébration de la première messe à la Pointe-Lévy pour la Pâques. C'est le père jésuite Pierre Bailloquet qui célèbre la messe.
1 août: En considération de l'amitié que la famille Lauson (Lauzon) portait aux Jésuites, le gouverneur de Montmagny offrit deux arpents de terre sur 20 arpents de profondeur, situés de chaque côté de la maison. C'est la création de la Cabane des Pères située près de la grève Jolliet. François Bissot arriva officiellement à la Pointe-Lévy en compagnie de son épouse Marie Couillard.
1649: Premier mariage de la Rive-Sud de Québec
Le 18 novembre, Guillaume Couture épousa dans sa maison Anne Aymard (1627-1700) originaire de Niort dans le Poitou. Le mariage fut célébré par l'abbé Jean Le Sueur, chapelain des religieuses hospitalières de Québec.
1651: Jean de Lauson (Lauzon) donne la Seigneurie de Lauzon à son fils Jean.
1655: Construction du premier moulin de la Pointe-Lévy par François Bissot
Situé sur le terrain à l'angle des rues Mgr Bourget et St-Joseph. La résidence "La Chambrière" (pour personnes âgées) est construite sur son emplacement.
1660: Fondation de la paroisse de Saint-Nicolas.
Elle semble apparaître comme mission abénaquise signalée sous le nom Villieu dans le Plan général des missions du Canada préparé par monseigneur de Saint-Vallier.
1672: Première inhumation sur la Rive-Sud de Québec
Le 19 mars 1672, Jean-Baptiste Halay (l'ancêtre des Hallé) fut inhumé au cimetière de la "Coste" (côte) de Lauzon. Il serait mort subitement dans la forêt de sa terre. Le missionnaire Morel officia les obsèques. Halay est né en 1607 à St-Julien du Coudray (près de Chartres en France). Il épousa, vers 1640 à St-Julien, Mathurine Valet (ou Vallet) née en 1609 à St-Julien. Jean-Baptiste Halay est venu en Nouvelle-France une première fois au milieu des années 1650 où Giffard lui concède une terre dans le village de Fargy (Beauport). En 1657, il s'installa sur une terre à Longue Pointe sur la côte de Beaupré. En 1658, il retourna en France pour ramener son épouse et leurs trois filles en Nouvelle-France en 1659. En 1660 il acquiert une terre à la Pointe-Lévy.
1673: La "Coste" (côte) de Lauzon (ou Cap de Lévy) reçoit le nom Saint-Joseph de la Pointe-de-Lévy.
1675: Construction de l'église St-Joseph de la Pointe-Lévy, la première église de la Rive-Sud du Saint-Laurent.
L'église St-Joseph sera agrandie en 1721 et incendiée en 1820. L'église actuelle fut construite entre 1830 et 1832. En 1950, on procéda à un agrandissement par la nef.
1679: Fondation de la paroisse Saint-Joseph de la Pointe-Lévy. Fondation officielle de la première paroisse de la Rive-Sud de Québec.
1686: Construction du premier presbytère de la Pointe-Lévy.
1688: Construction de la première tannerie de la Pointe-Lévy par François Bissot.
1690: invasion anglaise sur la Rive-Sud et développemement à St-Nicolas.
- Invasion de la Pointe-Lévy par les troupes anglaises de l'Amiral Phipps.
Guillaume Couture, capitaine de la milice de la Pointe-Lévy, repoussa les troupes de l'Amiral Phipps à la Pointe-Lévy (Lauzon), lors de la première tentative d'invasion de Québec. Couture avait 73 ans.
- St-Nicolas: Construction d'une chapelle et du premier moulin de St-Nicolas à l'anse aux Hirondelles.
1694: Fondation de la première paroisse à la Pointe-Lévy et attribution du nom St-Nicolas.
- Fondation de la première paroisse de la Rive-Sud de Québec: St-Joseph de la Pointe-Lévy:
Le 18 septembre 1694, Mgr de Saint-Vallier (deuxième évêque de Québec) érigea canoniquement la paroisse Pointe-de-Lévy sous le vocable de Saint-Joseph. Le premier curé, l'abbé Philippe Boucher était arrivé en 1690 à la Pointe-Lévy.
- Attribution officielle du nom St-Nicolas:
À l'occasion de son érection canonique et à la demande de Claude de Bermen de La Martinière (1636-1719), membre du Conseil souverain et administrateur de la seigneurie de Lauzon de 1668 à 1681. Il désirait enchâsser dans le paysage de la Nouvelle-France l'appellation de sa paroisse d'origine, Saint-Nicolas-de-la-Ferté du petit pays de Thymerais ou Thimerais (pays du Perche, aujourd'hui Eure-et-Loir), dans le diocèse de Chartres en Normandie. L'endroit évoque probablement aussi le célèbre saint Nicolas, évêque du IVe siècle, dont la fête est célébrée le 6 décembre et qui apporte aux petits enfants cadeaux et jouets au temps des Fêtes.
[] Le XVIIIe siècle - début du régime britannique par l'invasion des troupes de Wolfe
1701: Décès de Guillaume Couture à l'Hôtel-Dieu de Québec le 4 avril à l'âge de 84 ans.
Certains historiens croient qu'il serait probablement mort de la petite vérole à l'hiver de 1702. Une épidémie terrible eut lieu dans la région de Québec. On ne connaît pas l'emplacement de sa sépulture, car ce n'est pas mentionné dans les registres. On croît qu'il aurait été enterré possiblement dans une fosse commune à Québec ou dans le premier cimetière de Québec situé sous la Basilique Notre-Dame de Québec. Il est mort la même année que la Grande Paix de Montréal. Le traité entre les Français et les Iroquois. Son épouse Anne Aymart (Esmard), née en 1627, l'avait précédé de peu le 15 janvier 1700 et elle fut inhumée au cimetière de la Pointe-Lévy. Celui-ci était situé sur les terrains de l'église St-Joseph (derrière et au côté nord de l'église elle-même. Le cimetière fut le lieu de sépulture de près de 16 000 défunts pendant plus de 200 ans). Malheureusement, son corps fut peut-être transféré dans l'actuel cimetière en 1874-1875 ou enterré à Québec. On ne connaît pas l'emplacement de sa sépulture et elle ne serait pas enterré sous l'église Saint-Joseph.
1722: La paroisse Saint-Joseph de la Pointe-Lévy obtient civilement son nom.
Fondée officiellement en 1679, la première paroisse fut érigée canoniquement en 1694 et civilement en 1722, Elle reçu le nom de Saint-Joseph, auquel on accole rapidement celui de Pointe-(de-)Lévy, tiré du lieu géographique où elle se situe. Toutefois, certains documents l'identifie sous l'appellation de Saint-Joseph-de-Lauzon.
1728: Inauguration de la deuxième église de St-Nicolas.
1754: Nomination du curé Charles-Marie-Madeleine Youville Dufrost à Saint-Joseph de Lévis.
Né à Montréal le 18 juillet 1729, fils de François-Madeleine d’Youville et de Marie-Marguerite Dufrost de Lajemmerais (Sainte Marguerite d'Youville - fondatrice des Sœurs de la Charité de l’Hôpital Général de Montréal, dites soeurs grises). Il n’a qu’un an à peine quand son père meurt en 1730. En 1742, il entreprit ses études au séminaire de Québec et il fut ordonné prêtre le 26 août 1752. En juillet 1759, le major John Dalling le fait prisonnier lors d’une excursion de représailles contre les Canadiens qui pratiquent la guerre d’escarmouches et il est ainsi retenu jusqu’en septembre. Deux mois plus tard, il quitte sa paroisse pour se rendre dans le gouvernement de Montréal. Il avait refusé de collaborer avec le gouverneur Murray et, en février 1760, Mgr de Pontbriand [Dubreil*] confirme que d’Youville ne retournera pas dans sa paroisse. Ce dernier se réfugie chez son frère Joseph-François, curé de Saint-Ours, et, par la suite, il succède à Louis Lepage* de Sainte-Claire, comme curé de Sainte-Rose, sur l’île Jésus. En octobre 1761, il reprend son ancien poste à Saint-Joseph-de-la-Pointe-de-Lévy et, au printemps suivant, il fait la paix avec Murray. Dès 1762, il est l’un des rares prêtres chargés d’accueillir chez lui un confrère récalcitrant dans le but de l’aider à reprendre le droit chemin. En 1774, Mgr Briand lui confie la paroisse de Boucherville; pendant ces années, il assume également la charge de grand vicaire pour le district de Montréal. Mgr Briand le tient d’ailleurs en très haute estime de même que Mgr Hubert qui lui accorde, en juin 1788, des lettres de grand vicaire. Il est décédé à Boucherville, près de Montréal, le 17 mars 1790. Charles-Marie-Madeleine d’Youville est aussi connu comme étant le premier biographe de sa mère, Sainte Marguerite d'Youville (1701-1771).
1759: Deuxième invasion britannique de la Pointe-Lévy par les troupes du général Monckton.
30 Juin: Étienne Charest, septième seigneur de la Seigneurie de Lauzon et capitaine de milice, offre une dure résistance aux troupes de Monckton. Il est assisté d'une quarantaine de ses censitaires et d'environ 300 Abénaquis et alliés amérindiens. Ce fut une résistance solide qui durera un mois, mais une nouvelle tentative de reconquête française eut lieu en février 1760 avec l'aide du capitaine St-Martin. Après la Conquête, le Seigneur Charest vendit sa seigneurie au général Murray (gouverneur de Québec dès après la Conquête). Il se retira avec sa famille à Loches en France où il mourut le 6 août 1783. Son acte de sépulture le disait «cy devant seigneur de la seigneurie de la pointe de Lévy en Canada, commandant des volontaires canadiens, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis». Il semble qu'Étienne Charest fut le seul milicien canadien qui reçut le titre de chevalier; cet honneur lui fut conféré le 18 janvier 1776 pour services rendus en tant que capitaine de milice de la Pointe-Lévy.
En juillet, lors de l'invasion Britannique, le curé Charles Youville Dufrost ira se réfugier dans les bois du côté de St-Henri avec les registres et certains articles liturgiques. Il sera finalement détenu par les troupes du major John Dalling avec 287 paroissiens jusqu'en septembre. Pendant ce temps, les registres restèrent cachés dans un four à chaux, ce qui expliquerait les altérations et les lacunes de cette période.
13 septembre: Le corps du Général James Wolfe est déposé (et non enterré) dans l'Église St-Joseph de Lauzon, après la bataille des Plaines d'Abraham en 1759. L'Église fut réquisitionnée par l'armée britannique pour servir d'hôpital militaire. Les redoutes de Monckton étaient situées autour de l'église. Le corps de Wolfe fut retourné en Grande-Bretagne, le jour même, à bord du navire le Royal-William. Il repose depuis ce temps dans l'église St-Alfege[1] située à Londres dans le quartier Greenwich.
1760: Tentative pour reconquérir la Rive-Sud de Québec par les troupes du capitaine St-Martin.
En février 1760, à la suite d'escarmouches dirigées par le capitaine St-Martin, sept morts sont trouvés dans l'église et le presbytère. Suite à la capitulation, on fait les réparations les plus urgentes. Après un certain temps, le curé Youville finit par rentrer dans les bonnes grâces du gouverneur Murray et la vie reprend son cours.
1763: Exposition du corps de La Corriveau à la Pointe-Lévy
Éxécutée le 18 avril, sur la Buttes-à-Nepveu des Plaines d'Abraham, pour avoir assassiné ses deux maris. Elle sera pendue et exposée dans une cage (une première en Amérique du Nord - cette pratique britannique datait du Moyen-Âge.) au croisement des quatre routes principales à l'époque, où se situait l'emplacement du monument de Tempérance de St-Joseph de Lévis. On pense que la localisation serait à l'angle des rues St-Joseph et de l'Entente. Son corps fut exposé à la Pointe-Lévy jusqu'au 25 mai et il fut retiré sous l'ordre du gouverneur Murray. En 1830, alors qu'on agrandissait le cimetière, on découvrit la vieille cage de la Corriveau. En 1849, la cage aurait été retrouvée dans le cimetière de l'église St-Joseph de Lauzon. Elle aurait été acquise par la suite par le cirque Barnum et elle aurait été exposée au Boston Museum au début des années 1900. Actuellement, on ne connaît pas sa localisation.
1789: année de développement
- Construction de la chapelle Sainte-Anne à la Pointe-Lévy.
M. Joseph Samson fit le don d'un terrain au curé Berthiaume le 7 juin. Elle est située sur la rue St-Joseph près du parc St-Charles. Elle est actuellement la plus ancienne chapelle de procession de la Ville de Lévis.
- Apparition du petit village de Sarosto sur les cartes toponymiques.
Sarosto fut l'un des premiers lieux colonisés à l'intérieur des terres de la seigneurie de Lauzon, après le secteur de St-Joseph-de-la-Pointe-Lévy situé plus au sud du St-Laurent. Ce toponyme est apparu pour la première fois dans les documents officiels vers la fin du XVIIIe siècle. Sur une carte de l'arpenteur Pierre Lambert, créée en 1828, le toponyme était orthographié Sarasteau. Il est localisé sur le tracé du Troisième Rang du fief de St. Vilmay, entre le Deuxième Rang (Coutance) et le Quatrième Rang (Brise-Culotte). Sur la carte du comté de Lévis, datée de 1937, le secteur fut établi d'après les plans du cadastre inscrit Rang Sarasteau du côté nord-ouest de la route Lévis-Jackman, alors que le rang Coutance en occupe le côté sud-est.
Ainsi, les opinions varient selon certains grands historiens québécois. Selon le célèbre historien Pierre-Georges Roy, le toponyme proviendrait du mot abénaquis Sarasteku qui signifierait "rivière dont le lit renferme du clinquant". Son frère, l'historien Joseph-Edmond Roy, estime que le toponyme Sarosto serait un nom qui aurait été déplacé dans les régions plus à l'est où il a pu désigner la rivière Saint-Jean. La route de Lévis (l'actuelle route Kennedy), en direction de la Beauce et de l'État du Maine, portait le nom de Sarosto vers 1830. Cette route passait par les villages voisins de Pintendre, Saint-Henri-de-Lévis, sur l'Etchemin, avant d'atteindre la vallée de la Chaudière. De nos jours, c'est cette même route qui permet d'accéder à la vallée de l'Etchemin. L'usage populaire a parfois écrit Saint-Roustaud (prononcé Sorosto de nos jours Sorosto par les gens de plus de 70 ans) au lieu de Sarosto. Ce secteur est aujourd'hui intégré au centre-ville de Lévis. Il est situé au croisement de l'autoroute Jean-Lesage et de la route du Président-Kennedy. C'est une partie de l'histoire de Lévis qui est presque oubliée de nos jours.
[] Le XIXe siècle - développpement économique et industriel - expansion du territoire par la création de nouvelles municipalités
1814: Appellation de la Concession Saint-Augustin.
Ce territoire nommé en l'honneur du premier concessionnaire de terrains Augustin Couture sera la future municipalité de Sainte-Hélène-de-Breakeyville.
1818: Instauration du bateau à vapeur "Lauzon" à titre de traversier au mois de mai.
1820: Incendie de l'église St-Joseph-de-la-Pointe-Lévy.
1821-1823: Construction de la troisième église de St-Nicolas.
Elle subira plusieurs modifications entre 1851 et 1906.
1822: Construction de la chapelle St-François-Xavier
Elle est située dans le Vieux-Lauzon, près du pont de fer qui traverse la rue St-Joseph et du chantier maritime Industries Davie. Selon les documents officiels, il se pourrait qu'elle ait été construite en 1809, mais l'année 1822 est indiquée sur la façade. Il existe très peu d'informations sur son histoire. On sait qu'elle cependant qu'elle servait de charnier l'hiver. Les défunts en provenance des rangs de Sainte-Bernadette et Harlaka y étaient déposés. Plusieurs touristes allaient s'y recueillir l'été, en particulier des Américains. La chapelle fut en fonction jusqu'au début des années 1960.
1825: Création du chantier naval Davie (nommé aujourd'hui Industries Davie)
Fondé en premier lieu par le capitaine Allison Davie, constructeur de voiliers à gréement carré et de navires à vapeur destinés à la navigation sur le fleuve. Les travailleurs d'une génération à l'autre) ont effectué avec succès la transition de la voile à la vapeur, du bois à l'acier, adoptant de nouvelles technologies pour satisfaire aux nouveaux besoins. Les Industries Davie ont effectué la construction, la conversion et la réparation de pétroliers, de cargos, de chalutiers, de traversiers, de navires de guerre et de plates-formes de forage offshore. Considéré depuis toujours comme un artisan de grande maîtrise, Davie a participé à la croissance et à l'indépendance du Canada maritime et fait partie de l'histoire de la marine commerciale et militaire canadienne. Le plus petit chantier A.C Davie entrera en fonction en 1829. Par l'initiative de George Taylor et d'Allison Davie, la Davie a successivement appartenu à la Canada Steamship Lines (1920-1968), à Power Corporation (1968-1976), à Soconav (1976-1981), à Dome et Versatile (1981-1987) et à MIL-Davie (1987-1996), avant de passer dans le giron de la Dominion Bridge. Elle a déclaré faillite en 2006, mais elle devrait reprendre ses activités par l'entremise d'un nouvel acheteur. Le tout a été confirmé à l'été 2006: l'entreprise a été démantelée dès le 29 août lors d'un encan.
1828: année de développement économique
- Instauration d'un bateau horse-boat pour la traverse Québec-Lévis.
Le premier horse-boat, mû par des roues à aubes, que faisaient tourner des chevaux. Les fermiers pouvaient donc apporter leurs produits au marché de Québec.
- Fondation de la paroisse de Saint-Jean-Chrysostôme.
À l'origine, une portion de cet espace était identifiée comme le village de Taniata, nom amérindien encore mal expliqué, qui aurait pour signification peuplement de peupliers. la quatrième de la seigneurie de Lauzon, baptisée Saint-Jean-Chrysostôme, et dont le territoire a été détaché de Saint-Joseph-de-la-Pointe-de-Lévy. Cependant, elle avait porté un court laps de temps la dénomination de Saint-Jérôme en l'honneur de l'abbé Jérôme Demers (1774-1853), desservant à Saint-Nicolas. Elle sera érigée civilement en 1835.
1830-1832: Construction de la troisième église de St-Joseph de-la-Pointe-Lévy.
1845: Créations de municipalités dont Saint-Joseph-de-la-Pointe-Lévy
- Création de la municipalité de la paroisse de Saint-Joseph-de-la-Pointe-Lévy qui deviendra partie de la municipalité de comté en 1847. Elle deviendra partie de la municipalité de comté en 1847 et sera rétablie en 1855.
- St-Nicolas devient une municipalité de paroisse.
- Saint-Jean-Chrysostôme devient une municipalité de paroisse.
1848-1850: Construction de l'église de St-Jean-Chrysostôme.
1849: Création de la Ville d'Aubigny (1849-1861) - future ville de Lévis
Le nom de cette ville sera choisi en l'honneur du nom du duc de Richmond et d'Aubigny.
1850: Construction de l'école St-Joseph et de l'église Notre-Dame.
- Début de la construction de l'école Saint-Joseph-de-Lauzon.
La plus ancienne institution scolaire pour garçons. Elle deviendra un imposant ensemble composé de plusieurs ailes érigées entre 1850 et 1975. En 1883, on y ouvrit un pensionnat et la partie la plus ancienne sera rehaussée d'une toiture mansardée et d'une tour de type second Empire en 1885. L'école fut désignée sous plusieurs appellations : École académique, École supérieure Saint-Joseph, Collège de Lauzon, et finalement École primaire St-Joseph au début des années 1970. L'École Saint-Joseph est située dans le Vieux-Lauzon derrière l'Église St-Joseph.
- Construction de l'église Notre-Dame-de-la-Victoire.
Les plans furent créés par Charles Baillairgé et la réalisation fut supervisée par l'entrepreneur maçon David Dussault. La construction de la charpente et de la menuiserie fut effectuée par le sculpteur André Paquet. Un orgue Casavant fut installé en 1870.
1853: Ouverture du Collège de Lévis et modifications territoriales
Le 15 septembre 1853, monseigneur Joseph-David Déziel assista à l’ouverture de cette école qu’il fonda. Une école qui offrait à cette époque les cours commerciaux, industriels et agricoles. Le corps professoral était composé de six professeurs, tous de la communauté des Frères des Écoles Chrétiennes. Le Collège de Lévis pouvait accueillir à cette époque 105 élèves, dont 22 pensionnaires et 83 externes. En 2003, son œuvre sera bonifiée de sept corps de bâtiment et de deux niveaux d’instruction comptant plus d’un millier de personnes. Parmi les anciens élèves, on compte notamment Alphonse Desjardins, ainsi que l'ancien premier ministre du Québec Lomer Gouin qui y étudia en 1879.
- Création du comté de Lévis.
Détaché du comté de Dorchester, ce nouveau comté est un territoire de 272 milles carrés qui s'étend de St-Antoine-de-Tilly au sud-ouest, jusqu'à Beaumont, St-Charles et St-Gervais au sud. Il sera nommé en l'honneur du chevalier François de Lévy (1719-1787), héros de la bataille de Sainte-Foy en 1760.
- St-Romuald se détache de la paroisse de Saint-Jean-Chrysostome.
1854: l'arrivée du chemin de fer et création d'une paroisse.
- Arrivée du chemin de fer entraîne l’implantation du terminus du Grand Tronc à l’anse Tibbits. Il relie Lévis à Montréal, aux Maritimes et aux États près de la Nouvelle-Angleterre.
- La paroisse Saint-Romuald-d'Etchemin est érigée civilement.
1855: Arrivée des soeurs de Jésus-Marie à Lauzon, construction de l'église de St-Romuald et création de nouvelles municipalités.
- Arrivée des sœurs de Jésus-Marie et fondation du premier couvent pour l'éducation des jeunes filles.
- Fondation de la paroisse Notre-Dame-de-la-Victoire par le curé Déziel.
- Construction de l'église de St-Romuald par Joseph et Louis Larose.
On fonda en même temps la corporation municipale de la paroisse Notre-Dame-de-la-Victoire.
- Saint-Joseph-de-la-Pointe-Lévy devient une municipalité.
- Saint-Jean-Chrysostôme devient une municipalité.
- St-Romuald devient une municipalité de paroisse.
1858: Fondation du Couvent de Lévis et de la municipalité de St-Étienne-de-Lauzon.
- Fondation du Couvent de Lévis.
Mère Marcelle Mallet, fondatrice des Sœurs de la Charité de Québec, ouvrit cette école pour l'éducation des jeunes filles. Aujourd'hui c'est une école mixte depuis 1996 et elle porte le nom École Marcelle Mallet.
- Fondation de la paroisse et municipalité de St-Étienne-de-Lauzon.
Son territoire était relié à ceux de Saint-Nicolas et de Saint-Lambert. La paroisse fut érigée civilement en 1860 et son nom abrégé en Saint-Étienne en 1957. Son origine provient d'un titre honorifique pour célébrer la mémoire d'Étienne Baillargeon (1807-1870), curé de Saint-Nicolas de 1838 à 1870, et frère de monseigneur Charles-François Baillargeon (1798-1870), quinzième évêque de Québec (1867-1870). Pour ce qui est du constituant Lauzon, il marque l'inclusion du territoire dans la seigneurie de Lauzon, concédée à Simon Le Maître, prête-nom de Jean de Lauson, par la Compagnie de la Nouvelle-France en 1636.
1861: Lévis devient une nouvelle municipalité.
Le territoire de Lévis relevait du Conseil municipal de Dorchester No.2. En 1855, on assista à la naissance de la nouvelle municipalité de Notre-Dame-de-la-Victoire qui comprenait le territoire de Lévis. La ville de Lévis s'en sépara en 1861 et la partie qui resta de cette municipalité devint alors le quartier Villemay (après la division qui forma la nouvelle Ville de Lévis), continua à exister jusqu'à son annexion à Lévis en 1916. Ce fut une initiative de Mgr Joseph-David Déziel. Le premier maire fut M. Louis Carrier qui sera en poste jusqu'en 1870. Le nom Lévis fut choisi en l'honneur de François-Gaston, chevalier, seigneur et duc de Lévis (1719-1787), héros de la bataille de Sainte-Foy en 1760, événement dont on venait de souligner le centenaire en élevant, en bordure du chemin Sainte-Foy, le monument des Braves.
1862: Création du 17ième Bataillon d'infanterie de milice de la Ville de Lévis.
Ce bataillon fut fondé par l'honorable J.-G. Blanchet qui fut le premier commandant (Lieutenant-Colonel) de 1862 à 1884. Ce bataillon s'est distingué sur les champs de bataille en repoussant les Fénians en 1866 et en 1870-1871. En 1885, un certain nombre de soldats servirent lors de la rebellion de Louis Riel et d'autres furent envoyés en Égypte et en Afrique du Sud lors de la guerre des Boërs de 1899-1902. Lors de la Première Guerre mondiale, les soldats et les officiers de Lévis furent par la suite affectés dans d'autres unités. Le 17ième Bataillon d'infanterie deviendra le Régiment de Lévis en 1920.
1863: Création du village de Bienville
1865-1872: Construction des Forts de Lévis no.1, no.2 et no.3.
William Drummond Jervois, sous-inspecteur général des fortifications de Québec, est l'instigateur de ce projet de défense militaire. Les Forts de Lévis devaient protéger la ville de Québec et la Rive-Sud contre une invasion américaine qui n'eut jamais lieu.
1867: Obtention du statut de municipalité de village de Lauzon.
La municipalité de St-Joseph-de-la-Pointe-Lévy sera détachée de la municipalité du village de Lauzon pour devenir autonome jusqu'en 1989.
1875: Détachement de la paroisse de Saint-David-de-l'Aube-Rivière, de la municipalité de Notre-Dame-de-la-Victoire.
- Construction de l'église de St-David-de-l'Auberivière.
1876: Arrivée des Clercs de St-Viateur et créations de nouvelles municipalités.
- Arrivée des clercs de St-Viateur à Lauzon.
C'est le curé Édouard Fafard qui procéda aux démarches afin d'amener les Clercs de St-Viateur. Il rencontra le Père Beaudry, un ardent propagandiste de la dévotion du Sacré-Cœur dans la région de Montréal. Notamment au collège de Joliette. Celui-ci demanda au Père Lajoie, supérieur provincial, des religieux pour l'instruction de garçons. 6 religieux firent leur arrivée à l'automne dont : les Frères Charles Pariseau, directeur, Joseph Pelletier (second directeur), Fabien Laforest et Thomas Connolly. Il y aura ainsi deux communautés religieuses qui enseigneront aux jeunes filles (les religieuses de Jésus-Marie) et aux jeunes garçons (les Clercs de St-Viateur). Originaires du diocèse de Lyon, ces communautés furent introduites au Canada par Monseigneur Bourget et elles se retrouveront à Lauzon dans la même paroisse. Les Clercs de St-Viateur allaient enseigner à 250 écoliers.
- Saint-David-de-l'Auberivière devient une municipalité de paroisse.
Sa dénomination reprend celle de la paroisse de Saint-David-de-l'Aube-Rivière. On a voulu rendre hommage à l'abbé Joseph-David Déziel (1806-1882), curé de Notre-Dame-de-la-Victoire (1851-1882. Quant à la seconde partie de la dénomination, elle fut choisie en l'honneur de monseigneur François-Louis de Pourroy de Lauberivière (1711-1740), cinquième évêque de Québec en 1739. Le plus jeune des évêques de Québec et celui dont l'épiscopat a été le plus bref. Il mourut tragiquement dû à d'une fièvre contractée sur le bateau, lors de la traversée de l'Atlantique en juin 1740.
- Création de la municipalité de Saint-Télesphore (1876-1965).
Le secteur de cette municipalité était situé entre les anciennes villes de St-Romuald et St-David-de-l'Auberivière. Cette municipalité n'avait pas d'église sur son petit territoire. Le nom de Saint-Télesphore rappelle probablement l'abbé Pierre-Télesphore Sax (1822-1881), premier curé de Saint-Romuald-d'Etchemin (1854-1878), alors que celui de Saint-Romuald évoque un bénédictin italien né à Ravenne en 952, fondateur des Camaldules, branche bénédictine vouée à la vie monastique. Il meurt en 1027 après avoir fondé plusieurs ermitages. On ignore si la présence de Trappistes autrefois à Saint-Romuald a pu entraîner ce choix. La municipalité de Saint-Télesphore sera fusionnée avec la ville de Saint-Romuald en 1965 et la nouvelle ville portera le nom de St-Romuald d'Etchemin.
1880: Début de la construction d'un bassin de radoub (cale sèche) à Lauzon.
225 hommes sont engagés pour excaver le site. La première pierre fut posée par le gouverneur général du Canada, le marquis de Lorne, le 17 juin. La cale sèche sera gérée par Georges T. Davie. La construction sera terminée en 1886. Les années 1880 marquent le début et l'expansion du chantier Davie de Lauzon.
1882: Décès de Mgr Joseph-David Déziel - fondateur de la Ville de Lévis.
Né à Maskinongé en 1806, il fut le fondateur de plusieurs institutions religieuses et d'enseignement. Il fut notamment camérier secret du pape Léon XIII. Il est le premier personnage canadien qui fut honoré par l'inauguration d'une statue à son image en 1885.
1890: Terrible accident de chemin de fer, sur l'intercolonial.
17 décembre: Le convoi en provenance d'Halifax va dérailler au niveau du pont de fer de la rue St-Joseph à Lauzon. 4-5 wagons tombèrent sur la rue St-Joseph en face de plusieurs résidences. Il y eu plusieurs blessés et une dizaine de morts.
1892: Ouverture de l'Hôtel-Dieu de Lévis le 30 octobre.
L’histoire de l’Hôtel-Dieu de Lévis débuta en 1887. L’abbé Antoine Gauvreau demanda aux Augustines hospitalières de fonder un hôpital à Lévis. Six religieuses augustines hospitalières arrivent le 30 octobre 1892 dans la maison donnée par madame Caroline Lagueux. Cette demeure permet d’aménager une salle de quinze lits, six chambres à un lit et un local polyvalent servant de pharmacie et au besoin de salle de chirurgie. En 1898, l’autorisation est donnée pour qu’un nouvel hôpital d’une capacité de 100 lits soit construit à côté de la maison Lagueux située au 21 rue Notre-Dame devant le Collège de Lévis. Le bâtiment est actuellement la Résidence Déziel qui accueille les prêtres retraités. Puis, en 1929, l’Hôtel-Dieu de Lévis déménagera de nouveau sur le site actuel où il peut alors recevoir 234 patients.
1896: Construction de l'église St-Antoine de Bienville.
1898: La Concession St-Augustin change de nom pour devenir Chaudière Mills.
Ce nom provient d'une allusion évidente à la rivière, de même qu'au moulin Breakey existant à cette époque.
1899: Construction de l'église St-Louis de Pintendre.
[] Le XXe siècle - expansion économique et créations de nouvelles villes
1900: Importante innovation dans l'économie locale.
- Alphonse Desjardins procéda à l'ouverture de la première caisse populaire le 6 décembre.
Le Mouvement Desjardins y a son siège social. C'est la plus importante coopérative financière de la province du Québec.
- Fondation de la paroisse et municipalité de Saint-Louis-de-Gonzague-de-Pintendre.
L'origine de la dénomination St-Louis" provient du cardinal Louis-Nazaire Bégin (1840-1925) (originaire de Lévis) qui entretenait une grande dévotion envers ce saint. En ce qui concerne Pintendre. Certains historiens, comme Pierre-Georges Roy, croient que les premiers Pintendrois, en raison des dures conditions dans lesquelles ils devaient vivre, mangeaient plus de pain dur que de pain blanc, et on aurait, par dérision et par jeu verbal, formé l'appellation Paintendre, devenue Pintendre. Cette explication paraît cependant passablement fantaisiste et elle n'est plus retenue. Plus sérieuse apparaît l'hypothèse selon laquelle la présence d'anciennes forêts de pins blancs (mot souvent orthographié sous le régime français « Pain »), bois réputé très tendre, rendrait compte de cette dénomination.
Le toponyme « Pain Tendre » fut mentionné pour la première fois dans un acte notarié, le 28 novembre 1757. Il est aussi relevé sur une carte du village de « Pain Tendre » de Jeremiah McCarthy en 1797. Par la suite, ce toponyme évolue vers la forme Pin Tendre, puis Pintendre.
- Création de Saint-Nic(h)olas-Est jusqu'en 1918. Cette dénomination sera modifiée en 1955 pour la forme actuelle, Saint-Nicolas.
1901: Construction de l'Hôpital Guay de St-Joseph de-Lévis.
Cet hôpital pour déshérités fut construit sous l'initiative de Mgr Charles Guay. Sa clientèle était constituée de déshérités: des vieillards, des infirmes, des orphelins et des handicapés mentaux. Elle était située au 543, rue St-Joseph à Lauzon. En 1906, l'hôpital déménagea au 1129, route Trans-Canada et il fut détruit par un incendie en 1916. Il fut reconstruit et agrandi en 1938. En 1951, l'hôpital change de nom pour devenir L'Institut Monseigneur Guay, qui deviendra, en 1975, un centre d'accueil pour mésadaptés sociaux. Sa fermeture eut lieu le 15 décembre 1982. Par la suite, quelques communautés religieuses ont occupé le bâtiment. Actuellement, l'École privée Sainte-Famille occupe le lieu.
1902: Inauguration de la chapelle Saint-Joseph de St-David-de-l'Auberivière le 14 septembre.
1903: Une modification et un changement de nom au niveau municipal - secteur sud-ouest.
- Création de la municipalité de la paroisse de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours-de-Charny.
Charny provient de Charles de Lauson, Sieur de Charny (vers 1629-après 1689). Frère de Jean de Lauzon, il arriva en Nouvelle-France en 1652. Il se fit concéder un lot de huit arpents de la Seigneurie de Lauzon, par son frère Jean, qui administre le domaine seigneurial pour le compte de leur père Jean, gouverneur de la jeune colonie. Le titre de sieur de Charny, nom de lieu qui identifie une commune de l'Yonne, Charles de Lauson le tenait de sa grand-mère, Isabelle Lottin, fille du seigneur de Charny en France. La paroisse était précédemment rattachée au territoire de Saint-Jean-Chrysostome.
- Construction de l'église de Charny (Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours).
- Chaudière Mills change de nom.
On passe à l'appellation de Saint-Omer, en l'honneur de l'abbé Omer Poirier, curé de Charny de 1903 à 1936, considéré comme le fondateur de la paroisse.
1904: Construction de l'église de Saint-Étienne de Lauzon.
1907: Début des travaux en vue de construire les installations défensives à la Pointe-de-la-Martinière à Lauzon.
Cette installation défensive est constituée de deux forts. Un situé sur la falaise (devant Sainte-Pétronille de l'île d'Orléans) et l'autre au bas. C'est en 1909 que débuta la construction du fort « UPPER MARTINIERE » ou communément nommé le « Fort d'en haut ». Quant au « LOWER MARTINIERE » situé sur la plage, il fut construit en 1910. Ce dernier était plus petit que son grand frère du haut de la pointe. Ces deux forts seront en fonction pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale.
1908: Naissance de la paroisse de Sainte-Hélène-de-Breakeyville.
Suite de son détachement du territoire de Saint-Jean-Chrysostome, on opte pour Sainte-Hélène-de-Breakeyville. L'origine de son nom rappelle celui d'Helen Henderson qui épousa John Breakey (1846-1911), un riche marchand de bois de la paroisse qui acheta une scierie à cet endroit en 1844. Breakey, également honoré par cette dénomination, et qui contribuera à identifier collectivement les citoyens, les Breakeyvillois, était le fils de Hans Denaston Breakey (1811-1860), fondateur de la compagnie John Breakey Reg'd qui, au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, s'occupera de la coupe, de la drave et du sciage du bois dans tout le bassin de la Chaudière. John Breakey et son épouse se sont montrés particulièrement généreux à l'endroit de la paroisse et méritent, en récompense, la reconnaissance dénominative locale. L'histoire breakeyvilloise est marquée notamment par une inondation catastrophique de la rivière Chaudière. La pire de son histoire. Un embâcle causé par une accumulation de billots sur la rivière s'était formé à proximité de la municipalité.
1909: Naissance de la municipalité de paroisse de Sainte-Hélène-de-Breakeyville.
- Construction de l'église de Sainte-Hélène-de-Breakeyville.
1910: Le village de Lauzon devient la Ville de Lauzon.
1911: Construction du manège militaire de Lévis.
Il fut construit pour accueillir le quartier-général de la milice de la Rive-Sud. Il sera occupé par le 17ième Bataillon d'infanterie (né en 1862) qui deviendra par la suite le Régiment de Lévis en 1920. Ce dernier sera fusionné au Régiment de la Chaudière en 1954.
1916: La Ville de Lévis devient la Cité de Lévis le 16 mars et annexe Villeray en décembre.
1919: Création de la municipalité de village de St-Rédempteur.
La paroisse de (Très-)Saint-Rédempteur, auparavant mission depuis 1915, donnera son nom à la municipalité de village officiellement créée la même année, par suite de son détachement de la municipalité de la paroisse de Saint-Étienne-de-Lauzon. L'appellation retenue, figurant parfois sous la forme de Très-Saint-Rédempteur dans des textes anciens, fait allusion à l'un des titres les plus prestigieux du Christ, le Sauveur de l'humanité. On relève aussi parfois la forme Saint-Rédempteur-de-Lévis, laquelle identifie le bureau de poste depuis 1966. Anciennement, cet endroit répondait au nom Village Saint-Denis, dénomination tirée de celle d'une concession que l'on retrouvait sur la rive gauche de la Beaurivage et qui apparaît sur un plan de la Seigneurie de Lauzon en 1828 sous la forme Saint-Denis.
1924: La municipalité de la paroisse de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours-de-Charny devient la municipalité du village de Charny.
1927: Construction de l'église protestante de Breakyville.
1934: Décès à Lévis du Capitaine Joseph-Elzéar Bernier le 24 décembre 1934.
Né à l'Islet en 1852, il est un navigateur de renommée mondiale. Il devint capitaine à l'âge de 17 ans. Après 25 ans de voyages outre-mer, il devient gouverneur de la prison de Québec, ce qui lui laisse du temps pour planifier des expéditions polaires. De 1904 à 1911, à bord du vaisseau Arctic du gouvernement, il dirigera des expéditions vers l'Arctique de l'Est. Au cours de ses 60 ans de carrière, il traversa l'Atlantique 269 fois et il commanda près de 100 navires avant de s'aventurer dans les eaux à peine connues du Grand Nord. En 1909, il revendique officiellement l'archipel de l'Arctique, au nom du Canada, en dévoilant une plaque sur l'île Melville. Il a affirmé la souveraineté canadienne sur les territoires arctiques. Il décéda d'une crise cardiaque.
1939: Inauguration de la Terrasse de Lévis, le 12 juin, par le roi George VI et la reine Élisabeth.
Le roi et la reine avaient fait un court arrêt à la gare de Lévis dû à un horaire chargé. La plaque fut dévoilée à la gare.
1943: Création de la paroisse Sainte-Bernadette Soubirous à Lauzon.
Le Cardinal Jean-Marie Rodrigue Villeneuve décréta l'érection canonique le 8 avril.
1944: Construction de la chapelle (église) de la paroisse Sainte-Bernadette.
Cette chapelle sera utilisée pendant 15 ans avant la construction de l'église actuelle.
1947: Fêtes du Tricentenaire de la Rive-Sud de Québec - un événement grandiose.
Cet événement fut filmé. C'est d'ailleurs la seule grande fête historique qui existe sur pellicule couleur dans toute l'histoire de la Rive-Sud de Québec.
1950: Agrandissement par la nef de l'église St-Joseph de Lauzon.
1951: Saint-Louis-de-Gonzague-de-Pintendre devient Saint-Louis de Pintendre.
1955: Incendie du chantier maritime Davie Shipbuilding co. de Lauzon
Le 27 octobre, le chantier maritime Davie de Lauzon est rasé par un feu qui cause pour 3 à 4 millions de dollars de dommages. Plus de 1 000 employés de la Davie Shipbuilding Co. seront privés d'ouvrage par cette catastrophe qui, en plus de faire des dégâts considérables dans les chantiers, détruisit aussi des maisons avoisinantes. Il faudra plusieurs heures d'efforts acharnés aux pompiers de Lauzon pour finalement maîtriser les flammes. Ils auront l'aide des pompiers de plusieurs municipalités, ainsi que des bateaux-pompes du port de Québec.
1957: La Ville de Lauzon devient la cité de Lauzon
1958: Construction de l'église Sainte-Bernadette et important incendie dans le Vieux-Lévis.
- Construction de l'église Sainte-Bernadette à Lauzon (le presbytère sera construit en 1960).
- Incendie de P.T Légaré dans le Vieux-Lévis:
8 bâtiments, une industrie et 3 postes de commerce seront détruits. Il y eut aussi plusieurs blessés.
1961: Incendie de l'église de St-Nicolas en novembre.
L'église actuelle sera construite en 1962.
1962: Modification du statut de municipalités.
- Saint-David-de-l'Auberivière obtient le statut de ville.
- St-Nicolas obtient le statut de ville.
1963: St-Romuald d'Etchemin obtient le statut de ville.
1964: Incendie de l'Institut (hospice) St-Joseph de la Délivrance
500 orphelins trouvèrent refuge dans les foyers lévisiens. La chapelle sera une perte totale. L'hospice fut construit en 1879 sous la direction des Sœurs de la Charité de St-Louis. Mgr Déziel, fondateur de la paroisse Notre-Dame, fut aussi le fondateur. Il fut rénové après l'incendie et aujourd'hui il se nomme le Foyer St-Joseph. Une résidence pour les personnes âgées, dont certains nécessitent des soins médicaux. Quelques religieuses y résident encore.
1965: Année de modifications du statut de plusieurs municipalités
- La municipalité de Saint-Télesphore et la Ville de Saint-Romuald-d'Etchemin fusionnent former la cité de Saint-Romuald-d'Etchemin.
- La municipalité du village de Charny obtient le statut de ville.
- St-Jean-Chrysostôme obtient le statut de ville.
1969: Ouverture du Cégep Lévis-Lauzon le 7 mai, dans le bâtiment de l'Institut de Technologie de Lauzon
En 1975, le Cégep déménagea à son emplacement actuel situé sur la rue Mgr Bourget. L'École Secondaire Guillaume Couture occupe actuellement l'ancienne bâtisse du Cégep.
1980: La cité de Lauzon reprend son titre de ville.
1981: St-Rédempteur obtient le statut de ville.
1982: Modifications au niveau municipal.
- La cité de Saint-Romuald-d'Etchemin devient la ville de Saint-Romuald.
- La municipalité de St-Étienne-de-Lauzon obtient le titre de ville.
1986: Saint-Louis-de-Pintendre modifie son nom pour devenir Ville de Pintendre.
1989-1990: Première phase de la grande fusion municipale.
La Ville de Lévis procéda à une fusion avec la Ville de Lauzon en 1989 et la Ville de St-David de l'Auberivière en 1990.
1997: Événements importants
- La ville est hôte des Jeux du Québec à l'hiver. - On souligna le 350e anniversaire de la fondation de la Rive-Sud de Québec au mois de mai.
1998: Jean Garon (ancien député et ministre du Parti Québecois) est élu à la mairie de Lévis
Il fut élu le 1 novembre 1998 et réélut le 4 novembre 2001 lors de la nouvelle fusion municipale. Il fut battu en novembre 2005 par madame Danielle Roy-Marinelli.
1999: Décès de Vincent F.Chagnon à l'âge de 83 ans et 1 mois.
Ancien maire de Lévis de 1966 à 1990 et préfet de la MRC Desjardins de 1982 à 1990. Il fut élu député libéral dans le comté de Lévis en 1973 et défait par Jean Garon en 1976. En 1963, il fonda la commission scolaire régionale Louis-Fréchette (renommée la Commission scolaire des Navigateurs) et il fut président de cette commission scolaire jusqu'en 1968. Le centre commercial Les Galeries Chagnon porte son nom en son honneur. Il est décédé à Lévis, le 15 janvier 1999.
[] Le XXIe siècle - début de la période des grandes fusions municipales
2002: Deuxième phase de la grande fusion municipale.
Le 1er janvier 2002, neuf villes sont fusionnées avec Lévis par le gouvernement provincial. Il s'agit de Charny, Pintendre, Sainte-Hélène-de-Breakeyville, Saint-Étienne-de-Lauzon, Saint-Jean-Chrysostome, Saint-Joseph-de-la-Pointe-de-Lévy, Saint-Nicolas, Saint-Rédempteur et Saint-Romuald.
2004: Fermeture de l'église St-Antoine de la paroisse de Bienville
À cause des coûts élevés de la rénovation (environ 300 000$), la fabrique de la paroisse prit la décision de fermer l'église. La dernière messe fut célébrée le jour de Pâques le 11 avril 2004. À l'automne 2005, les cloches furent enlevées et envoyées au musée des cloches (Les Carillons touristiques) de Rivière-du-Loup. Un projet de centre d'archives ou d'un musée serait actuellement en discussion afin d'y occuper les lieux. L'église de Bienville fut construite en 1896. C'est le 13 novembre 1895 que Mgr Bégin ordonna la construction de cette église. Les plans ont été tracés par David Ouellet, architecte de Québec. Avant même que son ouverture, on dû procéder à des rénovations et apporter des changements au plan déjà dessiné. C'est pourquoi on retrouve deux dates sur la façade : 1896 pour le début de la construction et 1906 pour l'inauguration, soit 10 ans plus tard.
2005: Élections municipales du 6 novembre
Danielle Roy-Marinelli (ancienne mairesse de St-Jean Chrysostome) remporte les élections municipales contre l'ancien ministre et député du Parti québécois Jean Garon. Voir: Élection lévisienne de 2005.
2006: Incendie de l'église Christ-Roi
Le 6 janvier, l'église Christ-Roi est endommagée par un incendie. La cause du sinistre fut causée par une surcharge électrique dans les décorations de Noël. L'intérieur fut lourdement endommagé et l'orgue Casavant qui était installé depuis 2005 est une perte totale. Il avait été construit en 1917 et il provenait de l'église St-Antoine de Bienville qui a fermé ses portes en 2004. Des travux de rénovation ont lieu actuellement et on prévoit la réouverture en novembre 2006.
[] L'évolution du territoire lévisien de 1647 à 2002
Anciennement, le territoire (presque actuel) se nommait la Seigneurie de Lauzon. C'est à Pointe-Lévy (secteur de l'ancienne Ville de Lauzon), que la Rive-Sud de Québec débuta son développement territorial. La terre et le lieu de résidence de Guillaume (ainsi que la terre de François Bissot) sont localisés dans le secteur de l'Église St-Joseph de Lauzon et de l'ancien presbytère. Le couvent des sœurs Jésus-Marie, situé au coin des rues St-Joseph et Mgr-Bourget, est situé sur une partie de la terre de François Bissot.
Par la suite, la Seigneurie de Lauzon sera scindée au début du XIXe siècle pour former plusieurs villages qui deviendront des municipalités et des villes. Parmi les plus importantes : Lévis (1861), Lauzon (1910), St-David de l'Auberivière (1876), St-Romuald (1855).
La première phase des fusions eut lieu avec les villes de Lauzon en 1989 et St-David de l'Auberivière en 1990. Ce fut l'initiative du maire de Lévis Vincent F. Chagnon.
La seconde phase de la fusion municipale eu lieu le 1er janvier 2002, dix villes furent fusionnées par le gouvernement provincial pour former la nouvelle ville de Lévis: Charny, Lévis, Pintendre, Sainte-Hélène-de-Breakeyville, Saint-Étienne-de-Lauzon, Saint-Jean-Chrysostome, Saint-Joseph-de-la-Pointe-de-Lévy, Saint-Nicolas, Saint-Rédempteur, Saint-Romuald.
La ville actuelle est divisée en trois arrondissements: Desjardins, Chaudière-Ouest et Chaudière-Est. Elle regroupe toutes les villes situées entre Beaumont et l'ancienne ville de St-Nicolas, jusqu'à l'ancienne ville de St-Jean Chrysostome au sud.
L'Hôtel de Ville de Lévis est situé au 2175, chemin du Fleuve, dans l'ancienne Ville de St-Romuald.
Le territoire de Lévis se caractérise notamment par ses installations militaires situées dans le secteur est de la ville. On y retrouve le manège militaire de Lévis qui abrite le quartier général du célèbre Régiment de la Chaudière (connu pour sa participation au débarquement de Normandie le 6 juin 1944), ainsi que le 6e Régiment d'artillerie de campagne. Trois forts subsistent: le Fort de la Martinière, le Fort no.1 et les vestiges du Fort no.3 (secteur St-David). Le Fort no.2 fut démoli au milieu des années 1960 pour la construction du siège social de l'Assurance-vie Desjardins. Il y a aussi le Parc de la Paix (mémorial des anciens combattants) qui était une partie importante du camp militaire des ingénieurs britanniques. Sur ce site, on peut voir un avion de combat CF-101 Voodoo de l'aviation canadienne, qui fut installé en 1990.
On retrouve aussi deux chapelles de procession classées monuments historiques dans le secteur du Vieux-Lauzon. La chapelle Ste-Anne construite en 1789 et la chapelle St-François-Xavier construite en 1822. La chapelle Ste-Anne est unique au Québec, car c'est la seule chapelle de procession qui possède une petite sacristie. Il y aurait eu deux miracles dans cette chapelle en 1893, ainsi qu'un mariage en 1894.
On peut aussi admirer le parc des Chutes-de-la-Chaudière (de l'ancienne Ville de Charny) situé près des autoroutes 20 et 73. Une petite centrale hydro-électrique privée est à visiter.
[] Sources
- Célébrons notre histoire - Le Journal de St-Rédempteur d'hier à aujourd'hui.
- J.-Edmond Roy, Histoire de la Seigneurie de Lauzon, volume 1 à 5, 1984.
- La famille Hallé du Québec. [2]
- La Paroisse Saint-Joseph-de-Lévis - Église Saint-Joseph-de-la-Pointe-Lévy. [Http://www.www.stjosephdelevis.com]
- Le Dictionnaire biographique du Canada en ligne. [3]
- Le livre du 300e anniversaire de la paroisse St-Joseph de Lauzon 1694-1994.
- Le livre du 125e anniversaire de St-Romuald d'Etchemin.
- Les archives de la Société d'histoire régionale de Lévis.
- Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours de Charny 1903-1987.
- Pintendre 1900-2000.
- Saint-Étienne-de-Lauzon 1861-1986.
- Saint-Nicolas-Bernières 1696-1994, Société historique Saint-Nicolas-Bernières.
- Sainte-Hélène-de-Breakyville d'hier à aujourd'hui.
- Topos: Noms et lieux du Québec. [4]
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