Henry Morton Stanley

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Henry Morton StanleyHenry Morton Stanley
Henry Morton Stanley

Sir Henry Morton Stanley (de son vrai nom John Rowlands) est un journaliste britannique né le 28 janvier 1841 à Denbigh dans le Denbighsire. Son père était fermier et s'appelait John Rowlands

Tôt orphelin, il embarque, à l'âge de 15 ans, comme mousse pour l'Amérique. Il débarque à La Nouvelle-Orléans et est adopté par un négociant nommé Stanley, qui lui donne son patronyme. Il participe ensuite à la guerre de Sécession comme soldat sudiste avant de devenir le correspondant de divers journaux en Asie mineure et en Abyssinie (Éthiopie).

Sa réputation grandit et, en 1869, le rédacteur en chef du New York Herald Tribune l'envoie à nouveau en Afrique équatoriale, avec pour mission de retrouver David Livingstone, parti à la recherche de la source du Nil et porté disparu, afin de réaliser un formidable scoop ! Il lui faudra de longs mois pour découvrir le célèbre explorateur. Il y parviendra le 10 novembre 1871. Livingstone bloqué à Ujiji sur les rives du lac Tanganyika, en Tanzanie, est malade et à cours de vivres. Plus tard, Stanley publiera le récit de cette aventure qu'il intitulera : Comment j'ai retrouvé Livingstone; ce sera un best-seller. On retient souvent l'anecdote selon laquelle il se serait adressé à Livingstone en ces termes :

« Doctor Livingstone, I presume ? » (« Docteur Livingstone, je suppose ? »)
Henry M. Stanley en Californie, 1890Henry M. Stanley en Californie, 1890
Henry M. Stanley en Californie, 1890

Après cette expédition couronnée de succès, Stanley poursuit ses explorations de l'Afrique équatoriale qu'il traverse d'est en ouest en partant de Zanzibar en 1874. L’expédition, financée par le Daily Telegraph et le New York Herald compte plus de 230 personnes, porteurs et soldats, au départ de Bagamoyo. Stanley devra recruter d’autres compagnons en cours de route. Pour traverser les régions, comme le bassin du Congo, où les échanges sont organisés selon les règles strictes du commerce par relais, Stanley doit forcer le passage à plusieurs reprises. Il y aura 173 morts, dont 58 sur les champs de batailles. Stanley décrit ce voyage extraordinaire dans un ouvrage publié en 1878, A travers le continent mystérieux.


[] Son œuvre pour Léopold II

Entre 1879 et 1884, il installe une série de comptoirs commerciaux le long du Congo pour le Roi Léopold II de Belgique. En 1884, il rebaptise un petit village du nom de Kintambo en Léopoldville, qui deviendra la capitale du Congo léopoldien. De 1886 à 1889, il prend congé de l'EIC pour diriger l'expédition de secours à Emin Pasha, la dernière grande expédition privée au coeur de l'Afrique. Il entreprendra une ultime expédition en 1890. Ses missions pour Léopold II sont racontées dans son livre "the Congo and the founding of his free state".

À son retour au Royaume-Uni, il est élu à la Chambre des communes, où il est chargé des affaires coloniales et internationales. Il meurt le 10 mai 1904.

Ses archives complètes, documents d’une grande valeur historique, sont conservées au Musée royal de l’Afrique centrale à Tervuren, Belgique.

[] Bibliographie

A compléter

[] Liens internes

Wikimedia Commons propose des documents multimédia sur Henry Morton Stanley.

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