Heinrich Himmler

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Heinrich Himmler, Franz Ziereis et Ernst KaltenbrunnerHeinrich Himmler, Franz Ziereis et Ernst Kaltenbrunner
Heinrich Himmler, Franz Ziereis et Ernst Kaltenbrunner

Heinrich Luitpold Himmler (7 octobre 1900 près de Munich - 23 mai 1945 à Lüneburg) fut l'un des hommes les plus puissants du Troisième Reich. Il a dirigé la SS et la Gestapo. Après Adolf Hitler, Himmler porte la responsabilité la plus lourde dans la liquidation de l'opposition en Allemagne nazie et dans le régime de terreur qui régna dans les pays occupés. Les camps de concentration dépendaient directement de lui et surtout, c'est lui qui mit en œuvre la « Solution finale ».

Sommaire

[] Biographie

[] L'enfance

Né dans une famille de la classe moyenne supérieure, il est le deuxième fils d'un professeur connu, précepteur d'Heinrich de Wittelsbach, prince héritier du Royaume de Bavière, qui sera son parrain et son premier protecteur, lui-même ne cachant pas ses sympathies pour les nazis dans les années 20.

Élevé dans une famille catholique très pratiquante, il est scolarisé à l'école de Landshut en Bavière. Après ses études secondaires, il rejoint en 1918, le 11e Régiment Bavarois, reçoit une préparation d'officier, mais la fin de la Première guerre mondiale ne lui donne pas l'occasion de participer au combat.

En 1918, après la guerre, il fait partie d'un Freikorps, une de ces unités non officielles de l'armée allemande chargées en Bavière par le gouvernement légal social-démocrate d'écraser la République des Conseils avec l'assentiment des alliés. Il termine des études d'ingénieur agronome en 1920 ou 1921, et devient d'abord vendeur d'engrais, puis dirige une exploitation avicole jusqu'à la fin des années 20.

[] L'ascension

Membre du parti nazi dès août 1923, amené par Ernst Röhm, son ancien chef de corps franc, il participe comme porte-enseigne au Putsch de la brasserie avec Adolf Hitler à Munich. Il n'est pas poursuivi en raison de son jeune âge et se consacre à ses activités professionnelles tout en demeurant un propagandiste actif et efficace du national-socialisme auprès du monde agricole bavarois où ses diplômes et sa compétence inspirent respect et confiance.

Longtemps catholique pratiquant, il se tourne vers le néo-paganisme à la mode dans les milieux pangermanistes, peut-être sous l'influence de Rudolf Hess et d'Alfred Rosenberg qui ont remarqué ses talents d'organisateur et en ont fait part à Hitler.

Rien ne prouve en revanche qu'il ait jamais été membre de la Société de Thulé, d'ailleurs décapitée depuis longtemps, et dont Hitler ne voulait plus entendre parler. Il se passionne par contre pour les sciences occultes, ce qui est plutôt un objet d'amusement pour les autres dirigeants nazis, peu influencés par ces idées contrairement à une légende tenace qui date en France des années soixante. (La base doctrinale officielle du parti est le biologisme (Biologismus), forme extrême du darwinisme social mêlé à un vague appel au Geist ou l'Essence du peuple allemand.)

En 1928, il épouse Margarete Boden dont il aura une fille et dont il se séparera en 1940 (sans divorcer), il aura ensuite deux enfants avec l'une de ses secrétaires. Malgré sa puissance, l'entretien de son double ménage le mettra alors en difficultés financières et il sera obligé de quémander l'aide du parti et de Martin Bormann.

Admirateur des jésuites du moins selon l'idée qu'il s'en fait, il voudra créer un ordre équivalent pour le national-socialisme. Après la faillite de son entreprise agricole du fait de la crise des années 29-30, il se retrouve disponible pour devenir un cadre permanent du parti. Le 6 janvier 1929, Adolf Hitler lui confie la direction des SS avec l'instruction d'en faire un corps d'élite de la SA, mais échappant au contrôle d'Ernst Röhm (qui redeviendra le chef de la SA en 1930), et subordonné exclusivement à la direction politique du parti (PO).

[] La chute

En 1945, le Führer, ayant eu connaissance qu'Himmler avait pris contact avec les Alliés par l'intermédiaire de son médecin Felix Kersten et du comte Bernadotte, le démet de ses fonctions. Déguisé en gendarme, il tente de s'échapper mais, reconnu, est capturé le 22 mai à Brême par les Britanniques afin d'être jugé. Il s'empoisonne à l'aide d'une capsule de cyanure le lendemain de son arrestation, afin d'échapper à sa comparution devant le Tribunal international de Nuremberg. De récentes recherches tendent cependant à contredire cette version, évoquant la possibilité que Himmler ait été assassiné par les alliés[1].

[] Références

  1. Martin Allen, Himmler’s Secret War, 2005


[] Bibliographie

  • Himmler et ses crimes, d'André Guerber, Paris, Fournier, 1946
  • Felix Kersten, Le Dernier des Justes, Arno Kersten et Emmanuel Amara, Paris, Patrick Robin Editions, 2006

[] Voir aussi

Wikimedia Commons propose des documents multimédia sur Heinrich Himmler.

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