Guerre de Crimée

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Guerre de Crimée

La charge de la brigade légére
Informations générales
Date 4 octobre 1853 au
30 mars 1856
Lieu Principalement autour de la Mer Noire
Issue Victoire de l'alliance Turco-Franco-Britannique
Belligérants

Empire Ottoman

France

Royaume Uni

Russie impériale
Commandants
Napoléon III,

La Guerre de Crimée (1853-1856) fut une guerre entre la Russie impériale et l'empire Ottoman.
Le conflit eut pour principale scène la Mer Noire.

Suite à un conflit à Bethléem entre chrétiens latins - protégés par la France - et orthodoxes - protégés par la Russie - les relations entre la Russie et l'empire Ottoman s'envenimèrent jusqu'à la déclaration de guerre.

Toutefois cette querelle de moines dans les églises des lieux saints est un prétexte. L'affaire est réglée par les Turcs en faveur du clergé orthodoxe, mais la Russie exige alors du sultan des garanties en faveur de tous les chrétiens orthodoxes de l'Empire (1853); mais les véritables raisons sont les ambitions de la Russie, désireuse de s'annexer Constantinople et les Détroits, c'est-à-dire d'accéder à la Méditerranée. Suite au refus des Turcs, le tsar fait occuper les principautés moldo-valaques (juillet 1853). La Turquie déclare alors la guerre à la Russie le 4 octobre 1853.

Les Français et les Britanniques, puis les Sardes (Piémontais), s'allièrent aux Ottomans.

La flotte turque est détruite par l'escadre russe dans le port de Sinope, le 30 novembre 1853.

Pour débloquer la situation, les alliés décidèrent de débarquer en Crimée et d'attaquer le principal port russe de cette mer, Sébastopol.

Après leur débarquement en Crimée le 14 septembre 1854, les alliés vainquirent les Russes à l'Alma (20 septembre), mais préférèrent mettre le siège devant Sébastopol.

Chute de la tour MalakoffChute de la tour Malakoff
Chute de la tour Malakoff

Les Russes durent saborder leurs navires et utiliser leurs canons comme artillerie additionnelle ainsi que leurs équipages comme troupe à terre. L'amiral Nakhimov fut mortellement blessé à la tête par un franc-tireur, et mourut le 30 juin 1855.

Pendant ce siège, les adversaires s'affrontèrent dans les batailles de Balaklava - 25 octobre - et d'Inkerman - 5 novembre.

Le 8 septembre 1855, la tour Malakoff, position clé de la ville, tombe aux mains des Français, dirigés par le maréchal Patrice de Mac-Mahon, devenu célèbre notamment pour cette victoire au cours de laquelle il prononça son fameux «J'y suis! J'y reste!», entraînant la chute de la ville. Avec l'accession d'Alexandre II les pourparlers de paix commencèrent. Le traité de Paris, signé le 30 mars 1856, mit fin à ce conflit.

[] Autour de cette guerre

Cette guerre restera célèbre pour les manifestations d'incompétence militaire et logistique, dont on trouve un exemple dans la charge de la brigade légère immortalisée par le poème de Tennyson. Le choléra sapa les préparations françaises pour le siège de Sébastopol, et une violente tempête dans la nuit du 14 novembre 1854 fit couler 41 vaisseaux français, dont 3 militaires, avec leur précieuse cargaison de fournitures, fourrage, habillement et autres nécessités. Cet évènement incita le français Urbain Le Verrier à mettre au point un réseau européen d'information météorologique afin de pouvoir anticiper les variations climatiques et météorologiques.

Dans l'hiver désespéré qui suivit, le traitement scandaleux des soldats blessés, dont les correspondants de presse firent état dans les journaux, incita Florence Nightingale à suggérer l'organisation d'une prise en charge des blessés, introduisant des méthodes de soins modernes.

Ce fut aussi le premier conflit à utiliser tactiquement le chemin de fer et où le télégraphe électrique permit des communications beaucoup plus rapides y compris avec le centre de pouvoir politique.

C'est par la participation du royaume de Sardaigne à cette guerre, que Victor-Emmanuel II débuta sa progressive unification de l'Italie autour du Piémont.

Intéressante anecdote : les soldats des troupes occidentales virent leurs camarades turcs rouler leurs cigarettes dans du papier, ce qui était bien plus efficace que les feuilles de tabac qu'ils utilisaient jusqu'ici parce que celles-ci s'émiettaient…

C'est au cours de cette guerre que pour la première fois un photographe fut engagé par un gouvernement pour faire un reportage photographique. C'est ainsi que Roger Fenton, photographe britannique, réalisa environ 360 photos entre mars et juin 1855. Il fut suivi peu de temps après par d'autres photographes, James Robertson et Felice A. Beato, qui ne bénéficiaient pas, eux, d'une mission officielle du gouvernement britannique.

[] Lien interne

[] Liens externes


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