Grasse

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Grasse
Carte de localisation de GrasseCarte de localisation de Grasse
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Pays
drapeau de la Francedrapeau de la France
     France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Grasse
Canton Chef-lieu de 2 cantons :
Grasse-Nord et Grasse-Sud
Code INSEE 06069
Code postal 06130
Maire
Mandat en cours
Jean-Pierre Leleux (UMP)
2001-2008
Intercommunalité Pôle Azur Provence
Latitude 43° 40’ 00’’ Nord
Longitude 06° 55’ 00’’ Est
Altitude 80 m (mini) – 1 061 m (maxi)
Superficie 4 444 ha = 44,44 km2
Population sans
doubles comptes
44 790 hab.
(2003)
Densité 988,15 hab./km2

Grasse (en occitan provençal: [ˈgʀasɔ], écrit Grassa selon la norme classique ou Grasso selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département des Alpes-Maritimes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont les Grassois.

Grasse est la sous-préfecture des Alpes-Maritimes, la capitale mondiale du parfum, la capitale de la Provence orientale, elle possède deux fleurs au Concours des villes et villages fleuris, a été promue Ville d'Art et d'Histoire et est également Ville Internet. C'est la cinquième ville des Alpes-Maritimes en terme de population.


Sommaire

[] Géographie et chiffres clés

Rue des Sœurs : un exemple des ruelles qui caractérisent le centre-ville.Rue des Sœurs : un exemple des ruelles qui caractérisent le centre-ville.
Rue des Sœurs : un exemple des ruelles qui caractérisent le centre-ville.
Vue de la ville de Grasse.Vue de la ville de Grasse.
Vue de la ville de Grasse.
Vue des hameaux du Sud depuis le centre-ville.Vue des hameaux du Sud depuis le centre-ville.
Vue des hameaux du Sud depuis le centre-ville.
  • Superficie : 4 444 hectares (44,44 km²) dont d'importantes réserves forestières.
  • Population des Grassois : 43 874 habitants au recensement de 1999, 129e ville de France et 5e des Alpes-Maritimes en terme de population.
  • Densité de population : 987 hab./km².
  • Logements : au total 21 917, dont 61,6 % d'appartements, 36 % de maisons individuelles et 2,6 % d'autres habitations.

La commune de Grasse s'étale sur une vaste superficie et un grand écart d'altitude : de moins de 100 à plus de 1000 mètres.

Grasse dans les Alpes-Maritimes Le Pays de Grasse
Grasse dans les Alpes-Maritimes.Grasse dans les Alpes-Maritimes.
Grasse dans les Alpes-Maritimes.
Le Pays de Grasse : plan de situation.Le Pays de Grasse : plan de situation.
Le Pays de Grasse : plan de situation.

L'habitat ancien (du XVIIe siècle au XVIIIe siècle) surtout concentré au centre ville sous la forme d'immeubles de hauteur limitée dans des ruelles étroites et sombres cohabite avec des villas et hôtels particuliers du XIXe siècle, souvenirs des premiers touristes de la ville, et des maisons modernes, signes de l'expansion démographique principalement dans les hameaux autour du centre.

Aux emplacements des anciennes cultures d'oliviers et de fleurs l'habitat se disperse. La commune compte d'importantes zones forestières (un quart du territoire est classé réserve naturelle communale).

On note des routes secondaires étroites et vers le centre-ville (zone en forte pente) des « traverses » - escaliers et chemins permettant un passage à pied entre rues horizontales. Au total, Grasse contient 200 km de voirie communale.

Autour du centre-ville, les quartiers se composent en hameaux :

  • Magagnosc ou Magonoshc apparaît dès 1248 sous le nom de « Magagnosc, faubourg de Grasse ». Les hameaux de Magagnosc ont été longtemps en procès contre la ville de Grasse, revendiquant leur autonomie. Deux requêtes adressées au roi en 1615 et en 1621 n'apportèrent rien à cette cause. Le 29 novembre 1820, Magagnosc obtient un adjoint spécial. Une grotte néolithique a été découverte par Marcellin Chiris à Magagnosc. Son église date du XVe siècle. En 1901, Magagnosc comptait 348 habitants.
  • Le Plan dépend de Grasse depuis le 24 mars 1743. Il comprend la Paoute, ancien domaine de la famille de Sartoux, puis de la mairie de Cannes, Moulin de Brun, traversé par une ancienne voie romaine, Saint-Joseph, avec un ancien lac disparu subitement en 1816 et réapparu depuis et Sainte-Marguerite. Le pont du Plan date de 1784, le mur de Jeu de paume, la fontaine et le lavoir, alimentés par l'eau du canal de la Siagne, de 1878 et le groupe scolaire de 1886-1887. En 1901, le Plan comptait 784 habitants.
  • Plascassier, nom issu de « Plan Escassier » et « Planscassier ». Ce hameau a sa propre paroisse créée en 1770, l'église ayant été restaurée en 1882. La fontaine, inaugurée le 10 mai 1891 est alimentée par l'eau du Foulon. En 1901, Plascassier comptait 453 habitants.
  • Saint-François, anciennement appelé « camp rousse en ribes ». Lors de la construction de la chapelle Saint-François de Salles, le quartier prit son nom.
  • La Blaquière de « blachia », terre parsemée de chênes. C'est aujourd'hui le nom d'une cité de HLM.
  • Les Aspres ou « Les Aspros » est un quartier traversé par le canal de la Siagne, orné de côteaux abrupts et rocheux.
  • La Marigarde ou « Maligardo », la construction du pont de la Marigarde en 1455 évita le passage dangereux entre deux cours d'eau. Le réseau d'égouts de la ville débouche depuis 1895 dans ce qui est aujourd'hui une station d'épuration.
  • Saint-Jean, du nom de sa chapelle : Saint-Jean de Malbosc.
  • Saint-Jacques, du nom de sa chapelle ; il y avait un arrêt de chemin de fer.
  • Sainte-Anne, du nom de sa chapelle.
  • Saint-Matthieu, du nom de sa chapelle.
  • Saint-Antoine, du nom de sa chapelle.
La ville de GrasseLa ville de Grasse
La ville de Grasse

[] Histoire

[] Antiquité

Les premières traces d’existence humaine dans le pays de Grasse datent du néolithique. Des archéologues grassois du XIXe siècle tels que Paul Goby, Marcellin Chiris, Adrien Ghébart ou Casimir Bottin ont décrit et étudié les vestiges d’une activité humaine remarquable : dolmens, dolmens à couloir, tombes à chambre carrée, tumuli, « bories »,… mettent en évidence l’existence d’une population plus importante qu’ailleurs. Plus étrange, ils y découvrent de grosses enceintes faites d’énormes blocs dont l’utilité reste mystérieuse et qu’ils appellent « Castellaras ».

Durant l'Antiquité, la Provence a vu de nombreuses civilisations la parcourir et parfois s’y installer comme les Ligures, les Phéniciens, les Carthaginois ou encore les Grecs. Mais ceux qui se sont le plus fixés à Grasse sont sans doute les Romains. Outre les nombreux vestiges présents dans le Pays de Grasse, on peut en effet affirmer qu’un poste romain y a existé. De plus, à la place de l’actuelle chapelle de Saint-Sauveur ou de Saint-Hilaire se tenait un temple dédié à Jupiter.

Les envahisseurs barbares n’eurent pas de difficulté à envahir la Provence orientale qui tomba aux mains successivement du patrice Stilicon (416), des Burgondes (443), des Ostrogoths (493), des Francs (534), puis des Lombards (817).

[] Moyen Âge

En 875, la Provence se rattache au Royaume de France et Boson, nouveau roi, lui fait signer acte d’allégeance le 15 octobre 879. Grasse refuse de le signer et se détache donc de la Provence. Elle se rattache alors au Royaume de Lombardie sous le règne de Charles II le Gras en 879, puis au Royaume de Bourgogne Jurane sous Rodolphe II, au Royaume d’Arles sous Rodolphe III. Dévastées par les Arabes, Grasse et sa région sont reconquises par les princes d’Arles qui donnent la Ville au Chevalier Rodoard qui avait aidé à cette libération. Rodoard est le fondateur de la maison de Grasse. Les Seigneurs de Grasse mirent en place un régime féodal qui fut contesté par les grassois et qu’ils rejetèrent avec l’aide de Monseigneur Mainfroy de Garibaldi. Ainsi, dès 1138, le comte Raymond de Grasse n’a plus d’autorité sur la ville, mais seulement sur ses possessions antiboises.

Nouvellement libre, alors que partout ailleurs, se tiennent encore des régimes féodaux, le peuple grassois abolit le servage. Une aristocratie se forme et prend le pouvoir, sous forme de consuls élus pour un an au nombre de quatre. Ils représentaient la ville auprès des autres républiques, des seigneurs, des villes voisines, de l’évêque, ils possèdent le pouvoir judiciaire, bien qu’assistés par des « judex consulum », ils organisent la défense de la ville, fixent les impôts et nomment les fonctionnaires de la ville.

En 1171, le Consulat signe un traité politique et commercial avec Gênes d’une durée de 29 ans et qui fut le premier d’une longue série qui dura près de trois siècles. En 1179, c’est avec Pise que Grasse signe un traité pour 26 ans. La ville aime commercer avec des villes indépendantes comme Gênes en exportant ou important toiles, cuirs, blé, peaux brutes, peaux tannées, vin et bétail. Sa nouvelle liberté fait fleurir le commerce avec les villes voisines qui cherchaient a conclure des alliances avec les Consuls. Ainsi, en 1207, les Comtes de Castellane offrirent à Grasse un droit de passage et de pâturage sur leurs terres. En 1212, c’est au tour du Seigneur de Séranon de conclure les mêmes accords.

Les évêques d’Antibes s’installent à Grasse et le Pape Innocent IV transporte officiellement le siège épiscopal d’Antibes à Grasse le 19 juillet 1244. Mais cette importance grandissante attire l’attention du Comte de Provence Raimond Bérenger qui attaque la ville. Et malgré une défense héroïque menée par le Chevalier Hugues Sicard de Tourettes, Grasse est vaincue en 1220 et rattachée au Comté de Provence.

Le Comte de Provence prend possession des deux tours du Puy et de la Foux le 24 juillet 1227. Il maintint les consuls, mais nomme un juge et un bayle et instaure de nouveaux impôts : l’albergue, le droit de ban, les chevauchées (ou cavalcades), l’aide aux quatre cas et la gabelle du sel.

Sicard, le bayle nommé à Grasse pour rendre la justice au nom du Comte fit de Grasse un chef-lieu de baylie. En 1250, Grasse devint également chef-lieu de Viguerie. Le viguier rendait, lui, la justice au nom du Roi, mais possédait aussi un rôle administratif immense et le Conseil municipal mit du temps à imposer son autorité face à un tel personnage, premier fonctionnaire de la Ville. Hiérarchiquement, sous le viguier, une organisation administrative importante se met en place avec des sous-viguiers ou lieutenants de viguerie, des juges, des clavaires, des regardeurs… La Viguerie de Grasse comprend alors Briançonnet, La Motte, Saint-Vallier, Auribeau, Le Rouret, La Garde, Mouans, Escragnolles, Avignonnet, Saint-Cézaire, Le Bar, Gourdon, La Roquette, Mougins, Biot, Cannes, Roquefort, Châteauneuf, Opio, Caussols, Clermont (au XIXe siècle, en 1822, par décision royale, la commune du Clermont est rattachée à Châteauneuf) , Sartoux, Cabris, Saint-Panduce, Cipières, Canneaux, Touron, Pégomas, Magagnosc, Antibes, Auria, Olive, Garbies, Valettes, Calian, La Malle, Thorenc, Andon, Arlucques et Revert. Au travers de cette viguerie, on voit déjà se dessiner le Pays de Grasse.

Carte de Cassini de la Région de Grasse. On y discerne en grosses lettres l'inscription "Viguerie de Grasse"Carte de Cassini de la Région de Grasse. On y discerne en grosses lettres l'inscription "Viguerie de Grasse"
Carte de Cassini de la Région de Grasse. On y discerne en grosses lettres l'inscription "Viguerie de Grasse"

Grasse obtient des privilèges du Comte de Provence, puis des Rois et Reines de France : liberté de commerce, liberté de l’héritage, droit d’affouage et de pâturage dans les lieux voisins, baisses et exemptions d’impôts, liberté de culture et d’élevage, droit de posséder une cloche, indulgences judiciaire, charité aux pauvres de Grasse. La famille royale fut ainsi reconnaissance de la fidélité de Grasse à sa cause jusqu’à Louis XIV qui respecta moins ces franchises. L’artisanat de la tannerie est la principale activité économique et commerciale.

Le XIVe siècle est celui des religieux qui construisent de nouveaux couvents et agrandissent les remparts pour les protéger. Derrière ces nouvelles fortifications, on crée de nouvelles maisons, autour de la Place aux Aires. La population s’accroît. En 1321, Grasse compte 6000 habitants.

Le XVe siècle est le théâtre de nombreux malheurs. Pour protéger la Provence des troupes meurtrières du Roi Alphonse d’Anjou, les Grassois se battent et s’affaiblissent. Puis, ce sont deux épidémies de peste en 1451 et 1470 qui tuent le tiers de la population. En 1482, Louis XI agrandit son Royaume et annexe la Provence. Grasse devient française.

[] Renaissance

Monument en l'honneur de l'Amiral de Grasse, Place du Cours à GrasseMonument en l'honneur de l'Amiral de Grasse, Place du Cours à Grasse
Monument en l'honneur de l'Amiral de Grasse, Place du Cours à Grasse

Pendant la Renaissance, Grasse doit encore subir l’invasion de Charles Quint, au cours de laquelle la ville est incendiée et pillée. En 1589, Grasse prend position en faveur d’Henri IV et de son Édit de Nantes dans les guerres de religion, ce qui lui attire les foudres du Baron de Vins qui fait le siège de la ville pendant huit jours. Grasse se rend, mais le baron est tué.

Durant le XVIIe siècle, Grasse se relève. C’est l’apogée de l’industrie de la tannerie, mais aussi le début de celle du parfum et des « gants parfumés »

Grasse est connue au siècle des Lumières pour l’intervention cruciale des troupes navales de l’Amiral de Grasse, issu de la lignée des Comtes de Grasse, dans la victoire des États-Unis d’Amérique contre les colons britanniques. C’est à bord de « La Ville de Paris » qu’il remporte la victoire de Chesapeake.

Jean Honoré Fragonard, enfant de Grasse devient « Peintre du Roy » sous la pression de la Marquise de Pompadour.

Des hôtels particuliers sont construits pour la noblesse provençale (les Clapiers-Cabris, les Court de Fontmichel…) qui aiment séjourner à Grasse. La Place aux Aires s’embellit avec la construction d’une fontaine.

1792, c'est la Révolution. À la proclamation de la République, l’extrême gauche s’empare de la mairie. Grasse est alors une ville de tradition opportuniste et commerçante, globalement opposée à la Révolution. Bien que l'on puisse croiser sur des maisons l’inscription suivante : « Ici on s’honore du titre de citoyen. Les hommes sont égaux devant la Loi. Respect à la Loi et ses Ministres. », une guillotine est installée où sont exécutés trente « ennemis du peuple » et de nombreux Grassois sont emprisonnés pour avoir montré leur hostilité à la Révolution.

[] Époque moderne

Le XIXe siècle est en revanche un siècle de prospérité. Le parfum se développe et Grasse devient « Capitale mondiale des Parfums ». Elle s’ouvre vers l’extérieur et de grandes usines apparaissent, signe d’adhésion à la Révolution industrielle. C’est également le début du tourisme : on apprécie la qualité de vie, les paysages et le climat qui y règne. La Princesse Pauline y séjourne en 1811 et donne son nom au jardin où elle aime se reposer. De riches étrangers construisent de magnifiques villas et la ville s’enrichit en curiosités diverses. À la création des départements en 1790, Grasse appartenait au Var, dont elle fut même le chef-lieu de 1793 à 1795. Son arrondissement en fut détaché en 1860 pour former, avec le comté de Nice qui venait d'être rattaché à la France, les Alpes-Maritimes.

Au XXe siècle, Grasse garde sa réputation touristique et l’industrie des parfums se transforme et se modernise.

[] Héraldique

Le logo de la Ville de GrasseLe logo de la Ville de Grasse

Blasonnement des armes traditionnelles de la ville de Grasse au cours de l'Histoire:

« Agneau pascal, portant une longue croix à laquelle est attaché un étendard, le tout surmonté d'une couronne de Comte Bigarrée. »(XIIIème Siècle)

« D'azur à un agneau pascal, ayant son étendard d'argent orné d'une croix d'or et accompagné de trois fleurs de lys d'or, deux en chef et une en pointe, de la devise suivante : Consules Grassae Dei Gratia (Consuls par la grâce de Dieu). » (1427)

« Agneau pascal, regardant la hampe de la bannière, portant une longue croix. » (1681).

« D'azur à une agneau posé sur un tertre de sinople, portant croix d'or et un étendard de gueules. » (1689).

« D'azur à l'agneau pascal d'argent, regardant la hampe de la bannière de gueules, la tête entourée d'une auréole, chargée de trois tourteaux du troisième mal ordonné. » (1696).

« D'azur à un agneau pascal d'argent, la tête contournée et ornée d'un diadème d'or, chargé de trois tourteaux de gueules, deux en chef et l'autre en pointe, l'agneau portant une longue croix de gueules, à laquelle est attaché un guidon d'argent d'une croix de gueules. » (1706).

« Agneau pascal portant une croix, à laquelle est attaché un guidon. » (1769).

« Agneau pascal portant une longue croix à laquelle est attaché un étendard, écu chargé de troix tourteaux (l'agneau regardant à sénextre), le tout surmonté d'une croix de Comte. » (1787).

« D'azur à l'agneau pascal d'argent, portant une croix sans pennon, du même, soutenu d'une champagne d'or, chargé à senextre d'une branche de jasmin en barre, à dextre, d'une branche d'olivier en bande, croisées en sautoir, le tout au naturel, franc-quartier des villes de deuxième classe, qui est à dextre, d'azur chargé d'un N d'or, surmonté d'une étoile rayonnante du même, brochant au neuvième de l'écu. » (1811).

« D'azur, à un agneau pascal ayant guidon d'argent, orné d'une croix et accompagné de trois fleurs de lys d'or, deux en chef une en pointe. » (1814).

« D'azur, à un agneau pascal d'argent, posé sur une terrasse de sinople, portant une croix d'or et un guidon de gueules. »(1882).

Grasse connut un essor de la tannerie au XVe Siècle, ce qui explique que l'on retrouve l'agneau pascal, emblème des corporations de drapiers.

[] Administration

De même que l'ensemble de l'arrondissement de Grasse, Grasse a été détachée du département du Var, dont elle était le chef-lieu, en 1860, pour former avec le comté de Nice, offert à la France de Napoléon III par le roi de Sardaigne suite à la participation française dans l'unification italienne, le département des Alpes-Maritimes.

Avant 1985, Grasse ne formait qu'un seul canton.

Grasse est chef-lieu de deux cantons :


[] Viguiers et bayles

De 1220 à 1481, le comte de Provence fait de Grasse un chef-lieu de baylie. Le bayle rend la justice dans toute la région au nom du comte.

À ce magistrat vint s'ajouter en 1250 le viguier lorsque Grasse devient chef-lieu de viguerie. Le viguier, rend lui aussi la justice dans tout le Pays de Grasse, mais au nom du roi.

Ces deux administrations, extrêmement puissantes et organisées, mirent souvent à mal l'autorité du conseil municipal.

Liste des viguiers et bayles de Grasse successifs de 1220 à 1481
Nom Période Nom Période

Hugues Sicard fut le premier bayle de Grasse et O de Braye le premier viguier

Hugues Sicard 1220-1222-1224
O de Braye 1260 Grégoire Vidame 1264
Grégoire Vidame 1269 Adam de Fresnel 1273
Grégoire Vidame 1279 Adam de Fresnel 1288
Jean de Baume 1289 Geofroi Castillon 1290
Bernard de Riez 1290 Bernard Perier 1296
Michel de Cocharel 1299-1300 Hugues de Brignolles 1301
Béranger de Gardanne 1306 François de Palène 1307
Armand de Breuil 1309 Michel de Cocharel 1309-1310-1311
Bertrand de Routilles 1311 Bertrand de Beuil 1312
Bertrand de Fors 1326 Guillaume Auquin 1327
Luquin de Grimaud 1328 Aycar de Pierrefeu 1331
François de Barras 1333 François de Scrofano 1336
Pierre Chabaud de Sparmont 1338 Béranger de Grantadon 1343
Jean Rebuffel 1340 Barthelin de Gros 1345
Pierre Barle 1344 Isnard 1352
Raymond Catelin d'Hyères 1350 Bertrand Maurus 1352
Bérenger de Grantadon 1353 Raybaud de Reillan 1354
Charlet Simon 1357-1358 François Gneu 1360-1361
Jean de Fasses 1369 Gaucelin de Grimaldis 1370
Arnaud de Montolive 1371 François Cays 1377
Guigues Sarrasin 1377 Bertrand Sigun 1379
Philippe Manaud ou Martinaud 1380-1381
Jean de Fosses 1384 Elzéar Autrice 1385
Pierre Chabaud 1387 Etienne Féraud 1401
Jean Audibert 1402 Raphaël Bertrand 1405
Bertrand de Rousset 1410 Louis de la Tour 1413
Etienne de Constance 1415 Elzéar de Marrières 1415
Bertrand de Grasse-Bar 1418 Jacques de Roquemaure 1419
Nicolas Jean 1421 Louis de la Tour 1423-1424
Lancelot de Pontévèse 1424-1425 Monet Albert 1425-1426
Jean Esmandat 1426-1427 Louis de la Tour 1427-1428
Lazare Charbonnel 1428-1429 Etienne Féraud 1431
Jean Béraud 1432 Baudet Jean 1433
Gaspard de Junin 1434 Bertrand de Villeneuve 1435
Jean de Cadie 1440-1441 Jean Sicale 1441-1442
Jean de Cadie 1442-1443-1444-1445
Georges Camps 1445-1446 Pierre Brice 1446-1447
Charles Vinet 1447-1448 Jean de Castellane 1449-1450
Jacques Thomas 1451 Gland Raoul 1453-1454
Nard de Lauret 1454-1455 Y Colin ou Roulin 1456-1457
Nard de Lauret 1457 Charles de Grasse 1458
Louis de Puget 1470 Jean Isnard 1474-1475
Jean Sanguinaire 1475-1476 Jean Bouvin 1477
Claude Remusat 1477-1478 Louis de Pontévèse 1478-1479
Charles de Grasse 1480 Hélion de Villeneuve 1481

[] Maires

Liste des maires de Grasse successifs de 1789 à 2001
Période Identité Parti Qualité
L'Election municipale partielle de 1987 est due à la démission d'Hervé de Fontmichel et de dix-huit conseillers municipaux suite à des conflits au sein de la majorité.
1789 M. Jean-Joseph de Mougins de Roquefort Club des défenseurs de la Constitution Député
1792 M. Jean François Ricord Club des Patriotes
1792 M. Pierre Girard Club des Patriotes
1792 M. Honoré-Marie Court d'Esclapon Libéral Opportuniste
19 février 1794 M. Marc-Henri Cresp Club des Patriotes
10 octobre 1794 M. Honoré-Marie Court d'Esclapon Libéral Opportuniste
1797 M. Marc-Henri Cresp Libéral Opportuniste
M. Claude Aubin Royaliste et Bonapartiste
M. Claude-François de Théa-Gars Royaliste et Bonapartiste
M. Joseph Court de Fontmichel Royaliste et Bonapartiste
1815 Marquis Jean-Paul Lombard de Gourdon Royaliste et Bonapartiste
M. Pierre-Louis Fabre Notable opportuniste, royaliste modéré
M. Joseph Court de Fontmichel Notable opportuniste, royaliste modéré
Chevalier de Tressemannes Notable opportuniste, royaliste modéré
M. Honoré-Camille de Mougins-Roquefort Notable opportuniste, royaliste modéré
M. Félix du Rouret
M. Joseph Constant de Mauduit
M. Gaston de Fontmichel Républicain modéré
1848 M. Dominique Conte Député de Grasse
1871 M. Joseph Roubaud
11 mai 1884 M. Ernest Roure Républicain Conseiller général
2 novembre 1884 M. Ernest Roure Républicain Conseiller général
16 mai 1892 M. Etienne Bertrand
20 janvier 1896 M. Albin Marcy
1er juillet 1898 M. Antoine Maure Républicain-Radical
19 mai 1900 M. Antoine Maure Républicain-Radical
25 novembre 1901 M. Antoine Maure Républicain-Radical
8 mai 1904 M. Honoré Cresp Radical modéré
9 mai 1908 M. Honoré Cresp Radical modéré
12 mai 1912 M. Honoré Cresp Radical modéré
13 juillet 1914 M. Jean Ossola Radical-Socialiste
13 décembre 1919 M. Jean Ossola Radical-Socialiste
26 février 1922 Dr. Eugène Perrimond
10 mai 1925 Dr. Eugène Perrimond
19 juin 1927 M. Emmanuel Rouquier
12 mai 1929 M. Emmanuel Rouquier
12 juillet 1931 M. Etienne Carémil Radical-Socialiste
12 mai 1935 M. Etienne Carémil Radical-Socialiste
2 mai 1941 M. Henri Benard
26 août 1944 M. Henri Giroux
5 septembre 1944 Dr. Pierre Colomban
9 décembre 1944 Dr. Pierre Colomban
18 mai 1945 Dr. Pierre Colomban
24 mai 1947 M. Honoré Lions SFIO-PCF
27 octobre 1947 M. Pierre Ziller RPF Député
6 février 1949 M. Pierre Ziller RPF Député
12 septembre 1951 M. Albert Ferré
26 avril 1953 Dr. Jean Fanton d'Andon Conseiller général
16 mars 1959 M. Honoré Lions SFIO-PCF
21 mars 1965 M. Honoré Lions SFIO
21 mars 1971 M. Hervé de Fontmichel UDF
28 mars 1977 M. Georges Vassalo PCF
6 mars 1983 M. Hervé de Fontmichel UDF
12 juillet 1987 M. Hervé de Fontmichel UDF
19 mars 1989 M. Hervé de Fontmichel UDF Vice-Président du Conseil Général
19 juin 1995 M. Jean-Pierre Leleux MPF Conseiller Général
18 mars 2001 M. Jean-Pierre Leleux UMP Vice-Président du Conseil Général

[] Démographie

Evolution de la population de la ville de GrasseEvolution de la population de la ville de Grasse
Evolution de la population de la ville de Grasse
Évolution démographique
1790 1841 1846 1856 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
11875 11381 11704 11528 12241 12560 13087 12087 12157 14015 15020 15429
1906 1911 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
20305 20516 21027 20481 21217 22187 27166 32096 35330 37673 41388 43874
Nombre retenu à partir de 1968 : Population sans doubles comptes

[] Économie

Au Moyen Âge, Grasse se spécialise dans le tannage du cuir. Une fois tannés, les cuirs sont souvent exportés vers Gênes ou Pise avec qui Grasse avait fait une alliance commerciale. Plusieurs siècles de cette intense activité furent les témoins de nombreux progrès techniques des industries de tannerie. Les cuirs de Grasse acquirent une réputation de grande qualité. Mais le cuir sent mauvais, chose qui ne plait pas à la noblesse qui porte des gants en cette matière. C’est Molinard, tanneur à Grasse qui a l’idée de créer des gants en cuir parfumé. Il en offre une paire à Catherine de Médicis qui est séduite par le cadeau. Dés lors, le produit se répand à la Cour et dans toute la Haute Société et il fit de Grasse une réputation mondiale. Nous sommes au XVIIe siècle, c’est la grande époque des « Gantiers Parfumeurs ». Mais les taxes sur le cuir et la concurrence de Nice firent décliner l’industrie du cuir à Grasse et au cuir succéda le parfum. Les senteurs rares du pays de Grasse (lavande, myrte, jasmin, rose, fleur d'oranger sauvage, Mimosa) firent gagner à Grasse le titre de capitale mondiale du parfum. Le jasmin occupait il y a encore quelques décennies une main d'œuvre importante : les fleurs devaient être cueillies à la main au lever du jour, au moment où leur parfum est le plus développé, pour être traitées immédiatement par enfleurage à froid. Aujourd’hui encore, si les industries traditionnelles de parfum (Fragonard, Gallimard et Molinard) ne produisent de parfum que principalement pour le tourisme, de grandes usines modernes se spécialisent dans les aromates et parfums industriels (Robertet, Arthes, Charabot, Mane).

Principales entreprises
Nom Activité Chiffre d'affaires Site Internet
Robertet Parfums et aromates 207 M€ Robertet
Tournaire Emballages 31 M€ Tournaire
Expressions Parfumées Parfum 22 M€ Expressions Parfumées
Bertrand Vigouroux Bricolage 19 M€
Orgasynth Industries Produits de synthèse 15 M€ Orgasynth
Laboratoire Monique Rémy Matières premières pour la Parfumerie 13 M€
Garage Cauvin Automobile 13 M€ Garage Cauvin
Oredui Ramassage des déchets 11 M€
Gema Automobiles Automobile 11 M€
Arthes Parfums NC

Arthes

[] Lieux et monuments

Le clocher de la cathédraleLe clocher de la cathédrale
Le clocher de la cathédrale
Hôtel de Ville, place du Petit-PuyHôtel de Ville, place du Petit-Puy
Hôtel de Ville, place du Petit-Puy
  • La cathédrale romane : initialement église Notre-Dame du Puy ou Santa Maria de Podio, elle fut transformée en cathédrale lors du transfert de l'évêché d'Antibes à Grasse en 1244 au cours de travaux qui comprirent également la construction du palais épiscopal qui tient lieu aujourd'hui de mairie. La cathédrale a pour saint patron Honorat d'Arles (Saint Honorat) et pour titulaire l'Assomption. Les deux portes latérales ont été murées et la porte principale a été décorée en 1714. La nef centrale mesure 55 m sur 19 m, elle fut construite au XIIIe siècle. Les murs font plus de deux mètres d'épaisseur. Dix colonnes austères et abîmées par le terrible incendie du 19 Fructidor An III (1795) qui dura une semaine soutiennent le tout. Les orgues situées au dessus de l'entrée ont bénéficié d'une restauration en 1978. Sept cloches sonnent d'un clocher dépassant la cathédrale de 34 m. La cathédrale expose de nombreux tableaux dont trois magnifiques Rubens, un Fragonard, un Charles Nègre, un Gaillard, un Sébastien Bourdon, etc. et de nombreux anonymes représentant les évêques de Grasse. La cathédrale possède 6 vitraux et quatre statues de Baillet : saint Mathieu, saint Marc, saint Luc et saint Jean.
  • La tour Sarrasine : haute de 30 m, carrée.
  • Hôtel de Ville (ancien évêché) : la porte monumentale de l'hôtel de ville en pierre de taille et sommée des armes de Grasse mène dans la cour intérieure où trône la fontaine surmontée par la statue de Ramuy représentant Grasse allégorisée. Sur la droite, on peut admirer la façade très conservée de l'ancien palais épiscopal. Au fond, un jardin discret offre un panorama sur le centre de la ville. A l'intérieur de la mairie, dans le hall, deux arceaux du XIIe siècle sont remarquables, tout comme la chapelle privée des évêques de Grasse (XIIe siècle) au deuxième étage, transformée aujourd'hui en salle des mariages
  • Musée Fragonard : musée consacré au peintre créé à l'initiative de François Carnot avec l'aide de sa Société Fragonard, le musée Fragonard de Grasse se voulait être le musée régional qui manquait à la Provence orientale. L'hôtel Clapier-Cabris, vandalisé et dévasté pendant un siècle fut patiemment et méthodiquement rénové, puis rempli de mille trésors par de nombreux contributeurs enthousiastes. Inauguré en 1921, le musée, malgré son nom, n'exposa pas de toile de Jean-Honoré Fragonard durant plus de vingts ans. Aujourd'hui, il en possède treize des plus variés.
  • Les parfumeries : étape incontournable dans la visite de Grasse. Trois d'entre elles, Fragonard, Galimard et Molinard ouvrent leurs portes au public et proposent des visites guidées gratuites afin d'expliquer les procédés de fabrication du parfum. Il y est possible de créer soi-même son parfum ou son eau de toilette et de participer à toute les étapes de sa fabrication allant du ramassage de fleurs à la mise en flacon du parfum.
  • Musée de la Marine : l’hôtel Pontevès datant du XVIIIe siècle, accueille ce musée consacré à la vie et à la carrière d’un grand marin de Provence et de ses compagnons : François-Joseph Paul comte de Grasse (1722-1788). Trente maquettes de navires sont exposées dans les salles voûtées de l’hôtel.
  • Musée international de la parfumerie : ouvert en 1989, le musée retrace l'évolution des techniques et les 4000 ans d'histoire de la parfumerie à laquelle Grasse a largement contribué. Actuellement fermé jusqu'en 2007 pour cause de travaux : rénovation et doublement de la surface.
  • Musée provençal

[] Personnalités liées à la commune

[] Éducation

Etablissements
Type Nom Enseignement
École Crabalona Public
École Dracéa Public
École Gambetta Public
École La Blaquière Public
École Le Plan de Grasse Public
École Malbosc Public
École Plascassier Public
École Sainte Jeanne d'Arc Privé sous Contrat
École Sainte Marthe Privé sous Contrat
École Saint Antoine Public
École Saint Claude Public
École Saint-Exupéry Public
École Saint François Public
École Saint Jacques Public
École Saint Matthieu Public
Collège Carnot Public
Collège Canteperdrix Public
Collège Les Jasmins Public
Collège Saint-Hilaire Public
Collège Fénelon Privé sous contrat
Lycée Alexis de Tocqueville Public
Lycée Amiral de Grasse Public
Lycée Fénelon Privé sous contrat
Lycée Professionnel Francis de Croisset Public
Lycée Professionnel Pra D'Estang Public
Institut Supérieur Professionnel Fénelon Privé sous contrat

[] Culture

On y enseigne la Formation musicale, l'éveil musical (enfants de 5-6 ans), le Chant choral, le Piano, l'Orgue, le Violon, l'Alto, le Violoncelle, la Flûte traversière, la Clarinette, le Saxophone, la Trompette, le Trombone, le Tuba, la Guitare, la Harpe, les Percussions, la Musique traditionnelle, les Musique actuelles, la Musique de chambre. Il est possible de faire partie de Classes à Horaires Aménagés Musique (CHAM) avec l'Ecole St-Exupéry et les Collèges Carnot et Fénelon et de suivre des cours de Préparation musicale pour le Bac. [2]

  • L'Espace Culturel Altitude 500
  • Le Cinéma "Cinéma Studio" [3]
  • Les associations culturelles (liste non exhaustive):
Associations culturelles
Nom Activité Adresse
Association Historique du pays de Grasse [4] Histoire locale Bibliothèque Municipale, Boulevard Antoine Maure (Grasse)
Cercle Littéraire de Grasse [5] Littérature 29, rue Victor Hugo (Saint-Cézaire-sur-Siagne)
Ensemble choral du Conservatoire de Grasse [6] Chant choral Chapelle de l'Oratoire, 20, rue de l'Oratoire (Grasse)
Centre Art et Culture Art 34, boulevard Gambetta (Grasse)
Culture Animation Jeunesse Jeunesse 1, Rue Porte Neuve (Grasse)
Association Culturelle "Les 5 Jardins" Culture 107, Vieux Chemin de Sainte-Anne (Grasse)

Liste complète des associations du Pays de Grasse

[] Sport

  • Piscine Harjès (ouverte toute l'année) - Avenue Saint-Éxupéry
  • Salle Omnisports - 67, avenue de Provence
  • Espace Chiris - Avenue de Provence

- Karaté Challenger

- Kung-Fu (École du Tigre Blanc)

  • Gymnase

- Canteperdrix : Avenue du 8 mai 1945

- Amiral de Grasse : Avenue Maréchal Leclerc

- Saint-Éxupéry : Boulevard Antoine Maure

- Les Jasmins : 10, avenue Sainte-Marguerite

- Tocqueville : 22, chemin de l'Orme

- Perdigon : 114, route de Pégomas

  • Stade

- Jean Girard : Route de Draguignan

- Perdigon :114, route de Pégomas

- La Paoute : Route de Cannes

- Plan de Grasse : Chemin du Lac

- la Bastide Plascassier

  • Golf

- Saint-Donat : 270, route de Cannes

- Golf Country Club de Grasse - Clos Amic - Route des Trois Ponts

- Golf Club de Grasse - 151, chemin des Basses Moulières

  • Club Hippique de Grasse

168, route de Cannes

  • Stade de Tennis

- "Altitude 500" : Route Napoléon

- Tennis Club de Grasse - 190, route de Cannes

- Tennis de la Chênaie - Parc de la Chênaie - Route d'Auribeau - Saint-Jacques

- Squash Club de Grasse - Grasse 2000 - 133, chemin de Saint-Marc

  • Stade Bouliste

- Gaston de Fontmichel - 77, chemin du Grand Chêne

- L'Ambiance bouliste du cercle grassois - La Chênaie - Route de Pégomas - Saint-Jacques

- Sporting club de Magagnosc

- Du Plan de Grasse - Rue du Jeu de Boules

- Amicale bouliste St-Joseph - 16, Chemin de St-Joseph

  • Salle

- Boxing club - Allée des Bains, sous le Cours Honoré Cresp

- Tir de l'Avenir de Grasse - Espace Chiris

- Judo club de Grasse - 130, av. Pierre Sémard

- Ecole Grassoise de Judo - 18, Boulevard Émile Zola

- Judo Club du Plan de Grasse - Place de la Poste

- Boxe Francaise Sport Impact - Parc d'activités de la zone du Carré

- Taekwondo - Terrasse Tressemannes

- Cercle d'Escrime de Grasse - 34, boulevard Gambetta

- Pelote basque et provençale - fronton et trinquet - Plan de Grasse

- Ping - Pong à la M.J.C.

- Association sportive et culturelle des Aspres/la Blaquière (A.S.C.A.B.) - Route de Cannes, près de la Mairie Annexe - Allée des Bains (Salle de Grasse nord)

- Grasse Échecs - École Pra d'Estang (quartier St-Claude)

- Tarot à Saint-jacques - Salle polyvalente du hameau

[] Accès

En voiture :

En bus :

En train :

En avion :

[] Jumelages

[] Galerie



[] Sources

[] Voir aussi

Wikimedia Commons propose des documents multimédia sur Grasse.

[] Article connexe