Élection présidentielle française de 2007
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| France
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L'élection présidentielle française de 2007 est la prochaine élection présidentielle qui se tiendra en France. Le premier tour de scrutin aura lieu le dimanche 22 avril 2007 ; le second tour éventuel, si aucun candidat ne recueille la majorité absolue des suffrages exprimés, se tiendra le dimanche 6 mai — le mandat de l'actuel président de la République prenant fin le 16 mai à minuit.
[] Dates du scrutin
Les dates du scrutin, qui seront confirmées par décret, ont été rendues publiques par une communication du ministre de l'Intérieur au Conseil des ministres du 24 octobre 2006[1].
- dimanche 22 avril 2007 : premier tour.
- dimanche 6 mai 2007 : deuxième tour éventuel.
Toutefois en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à Saint-Pierre-et-Miquelon, en Polynésie française et dans les ambassades et les postes consulaires situés sur le continent américain, le scrutin sera avancé d'un jour. Le premier tour y aura donc lieu le samedi 21 avril 2007, et le second tour éventuel le samedi 5 mai.
[] Candidats déclarés
Les différentes personnes citées dans ce paragraphe sont celles qui ont formellement déclaré leur intention de se présenter à l'élection présidentielle de 2007. Il est cependant quasi-certain que toutes ne soient pas présentes.
En effet, la liste officielle des candidats ne sera publiée par le Conseil constitutionnel français que quelques semaines avant le premier tour après examen de leur candidature. Les candidats doivent remplir certaines conditions, entre autres de recueillir au moins 500 parrainages d'élus provenant d'au moins trente départements. Il est parfaitement envisageable que certains candidats déclarés échouent à présenter une candidature valide.
| candidat | appartenance partisane | candidature | Prés. 1974 |
Prés. 1981 |
Prés. 1988 |
Prés. 1995 |
Prés. 2002 |
||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| candidats membres d'une formation ayant des parlementaires nationaux ou européens | |||||||||
| Jean-Marie Le Pen | FN | 8 octobre 2005[2] | 0,75% |
14,38% |
15,00% |
16,86% 17,79% |
|||
| Philippe de Villiers | MPF | 9 décembre 2006[3] | 4,74% | ||||||
| Nicolas Dupont-Aignan | DLR-UMP | 15 octobre 2005[4] | |||||||
| désignation en cours | UMP | L'UMP a été créée en avril 2002. | |||||||
| François Bayrou | UDF | 2 décembre 2006[5] | 28,32% 48,24% |
16,54% |
6,84% |
||||
| Dominique Voynet[6] | Verts | juillet 2006[7] | 3,78% | 3,32% | 5,25% | ||||
| Ségolène Royal | PS | 16 novembre 2006 | 43,25% 49,20% |
25,85% 51,76% |
34,11% 54,02% |
23,30% 47,36% |
16,18% |
||
| désignation en cours | PCF | 15,34% | 6,8% | 8,65% | 3,37% | ||||
| candidats membres d'une formation ayant recueilli 500 signatures à un scrutin précédent | |||||||||
| Olivier Besancenot | LCR | 25 juin 2006[8] | 0,37% | 4,25% | |||||
| Jacques Cheminade | SP | 25 décembre 2005 | 0,28% | ||||||
| Arlette Laguiller | LO | 14 décembre 2005[9] | 2,33% | 2,30% | 1,99% | 5,30% | 5,72% | ||
| Corinne Lepage | CAP 21 | juillet 2006[10] | 1,88% | ||||||
| Frédéric Nihous | CPNT | 2 septembre 2006[11] | 4,23% | ||||||
| Gérard Schivardi | PT | 18 novembre 2006[12] | 0,38% | 0,47% | |||||
| candidats membres d'un parti ayant des élus | |||||||||
| France Gamerre | GE | août 2005[13] | |||||||
| Jean-Michel Jardry | CNI | 21 octobre 2006[14] | |||||||
| Antoine Waechter[15] | MEI | 3,78% | |||||||
| autres candidats (par ordre alphabétique) | |||||||||
| Yves-Marie Adeline | AR | 7 mars 2006[16] | |||||||
| Jean-Philippe Allenbach | 15 novembre 2005[17] | ||||||||
| Yves Aubry | 15 février 2006[18] | ||||||||
| Yvan Bachaud | RIC | 1er mars 2006[19] | |||||||
| Michel Baillif | FNI | ||||||||
| Robert Baud | |||||||||
| Soheib Bencheikh | ELAN Républicain | 4 mai 2006 | |||||||
| Leila Bouachera | |||||||||
| Roland Castro | MUC | 21 avril 2005[20] | |||||||
| Christian Chavrier | PF | 12 février 2006[21] | |||||||
| Romdane Ferdjani | |||||||||
| Édouard Fillias | AL | 28 septembre 2006[22] | |||||||
| Armand Galea | PHF | 13 décembre 2005[23] | |||||||
| Christian Garino | E-L | 8 mars 2006 | |||||||
| Nathalie Gettliffe | juin 2006[24] | ||||||||
| Jean-Marc Governatori | FA | 2006 | |||||||
| Nicolas Hulot | 29 juillet 2006[25] | ||||||||
| Daniel Lacroze-Marty | Cesprimer | 12 avril 2006[26] | |||||||
| Jean-Paul Le Guen | |||||||||
| Michel Martucci | CID | ||||||||
| Nicolas Miguet | RCF | 16 juin 2006[27] | |||||||
| Alain Mourguy | UDG | 21 mai 2004[28] | |||||||
| Rachid Nekkaz | AF | 13 mars 2006[29] | |||||||
| Jean-Christophe Parisot | CDH | ||||||||
| Angelo Piccolo | divers[30] (adhérent UMP) | ||||||||
| Stéphane Pocrain | 25 mai 2006[31] | ||||||||
| Sylvain Poirier | 7 novembre 2006[32] | ||||||||
| Christophe Salengro | |||||||||
| Lucien Sorreda | 14 février 2006[33] | ||||||||
| Éric Taffoureau-Millet | AH | 3 janvier 2006[34] | |||||||
[] Précisions sur certains candidats déclarés
[] Nicolas Dupont-Aignan
Nicolas Dupont-Aignan annonce sur son blog qu'il ne lui manque plus que 200 signatures pour atteindre les 500.
[] François Bayrou
- François Bayrou est le candidat de Union pour la démocratie française (UDF)
- La candidature de François Bayrou à l'élection présidentielle de 2007 a été officialisée le 2 décembre 2006 par une annonce dans son fief, le Béarn, à Serres-Castet.
- Mandat précédent : président de l'UDF depuis 1998, député des Pyrénées-Atlantiques depuis 2002, ministre de l'Éducation nationale (1993-1997).
- Candidature précédente :
- 2002 : 6,84% soit 1 949 170 voix
[] Ségolène Royal
- Ségolène Royal a été officiellement désignée candidate du parti socialiste à l'issue d'un vote des militants le 16 novembre 2006. Elle a obtenu 60,66% des suffrages, contre 20,69% à Dominique Strauss-Kahn et 18,66% à Laurent Fabius.
- Mandats précédents : ancienne ministre de l'Environnement (1992-93), de l'Enseignement scolaire (1997-00), de la Famille (2000-02), députée des Deux-Sèvres, présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes depuis 2004
- Candidature précédente : aucune
Le PS a désigné son candidat par un vote des militants, selon une règle utilisée depuis 1994.
Lors d'un congrès extraordinaire le 22 octobre 2006, le PRG a décidé par 473 voix contre 208 de ne pas présenter de candidat (Christiane Taubira étant candidate à la candidature) et de conclure un accord global avec le Parti socialiste (36 circonscriptions réservées[35]).
Les instances du MRC ont décidé à 84% le 10 décembre 2006 de ne pas présenter la candidature de Jean-Pierre Chevènement et soutenir Ségolène Royal dès le premier tour. L'accord électoral prévoit que 10 circonscriptions seront réservées à des candidats MRC, qui seront également soutenus par le PS et que six places de suppléants de candidats socialistes seront réservées au MRC. Dans une soixantaine de circonscriptions restant à déterminer, le MRC présentera ses propres candidats à côté des candidats présentés ou soutenus par le PS[36].
[] Candidats à l'investiture d'un parti
Cette liste propose une énumération de personnes qui ont émis l'intention de représenter leur parti politique, mais qui n'ont pas encore été investies.
[] Union pour un mouvement populaire (UMP)
Dans un communiqué du 22 novembre 2006, l'UMP a présenté les grandes lignes de sa procédure de désignation de son candidat à l'élection présidentielle[37]. Les candidatures sont closes le 31 décembre 2006 et le vote des militants, qui pour voter doivent avoir adhéré à l'UMP avant le 31 décembre 2003, aura lieu par internet de début janvier au 14 janvier 2007.
Les candidats déclarés ou pressentis sont les suivants :
- Nicolas Sarkozy
- Mandats cumulés (et précédents) au moment de sa candidature :
- Depuis 1977, conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine (maire de 1983 à 2002) ;
- Depuis 2002, adjoint « hors rang » au maire de Neuilly-sur-Seine ;
- Depuis 2004, conseiller général du Canton de Neuilly-sur-Seine-Nord ;
- Depuis 2004, président du Conseil général des Hauts-de-Seine (vice-président de 1986 à 1988) ;
- (conseiller régional d'Île-de-France, de 1983 à 1988) ;
- Depuis 2005, ministre de l'Intérieur (du Budget de 1993 à 1995, de la Communication de 1994 à 1995, de l'Économie en 2004, de l'Intérieur de 2002 à 2004) ;
- Candidature précédente : aucune
- Mandats cumulés (et précédents) au moment de sa candidature :
- Rachid Kaci a affirmé qu'il était prêt à prendre part à la primaire de l'UMP en vue de la désignation du candidat pour l'élection présidentielle de 2007. Il anime au sein de l'UMP le courant "La droite libre", de tendance néo-libérale.
- Mandat précédent : adjoint au maire de Sannois.
- Candidature précédente : aucune
- Nicolas Dupont-Aignan a lui aussi affirmé qu'il était prêt à briguer l'investiture de l'UMP. De tendance gaulliste, appartenant à la famille souverainiste de l'UMP, il anime le courant politique "Debout la République". Il a précisé qu'il se présenterait comme candidat de ce même courant en cas de défaite.
- La députée des Yvelines Christine Boutin, présidente du Forum des républicains sociaux (mouvement associé à l'UMP); et qui avait obtenu 1,19% des suffrages exprimés (339 112 voix) à l'élection présidentielle a annoncé le 2 décembre 2006 qu'elle ne serait pas candidate pour l'élection présidentielle française de 2007 et qu'elle soutiendrait dès le premier tour Nicolas Sarkozy. [38]
- Angelo Piccolo, candidat à la présidentielle, est membre de l'UMP. Il semble néanmoins évident qu'il n'a aucune chance d'obtenir le soutien de son parti.
- Michèle Alliot-Marie a laissé sous-entendre à plusieurs occasions qu'elle pourrait être candidate à l'investiture UMP. Elle souhaitait initiallement annoncer son choix en janvier 2007, mais devra le faire au mois de décembre, étant donné que la date limite de dépot de candidature à l'UMP est le 31 décembre 2006.
- Dominique de Villepin est évoqué par les médias comme candidat possible, même s'il n'a pour l'instant fait aucune déclaration sur ce sujet.
[] L'hypothèse d'une candidature Chirac
Jacques Chirac a annoncé lors d'une interview télévisée, le 20 juin 2006, ainsi lors de celle du 14 juillet 2006, qu'il ne révélerait ses intentions qu'au premier trimestre 2007. Il a à cette occasion affirmé que le choix du candidat par l'UMP n'aurait aucune conséquence sur sa candidature.
Cette candidature, survenant après la désignation des candidats du Parti socialiste et de l'UMP, serait un événement important changeant significativement la donne de l'élection présidentielle.
[] Situation de la gauche antilibérale
Un débat traverse la gauche « antilibérale » (PCF, LCR, Les Alternatifs, MARS, CNGR/AGR, PRS, une partie des Verts, militants sans étiquette issus du syndicalisme ou de l'altermondialisme, etc.) sur la possibilité de candidatures unitaires antilibérales, tant à la présidentielle qu'aux législatives qui suivront. Un appel en ce sens a été lancé par des personnalités, membres ou non de partis politiques et souvent proches des Comités du 29 mai (anciens Comités pour le non de gauche au référendum). Il fait l'objet d'un appel « Pour un rassemblement anti-libéral de gauche et des candidatures communes, il y a urgence ![39] » (plus de 6 900 signataires[40]). L'appel a également été signé par Les Alternatifs, la Gauche Républicaine, Convergence citoyenne, le MARS et le PCF.
Le PCF se dit favorable au principe d'une candidature unitaire. Il a lancé, par la voix de sa secrétaire nationale un appel en ce sens intitulé Pour un rassemblement antilibéral[41]. Son congrès a par ailleurs décidé de mettre en avant Marie-George Buffet comme candidate potentielle pour ce rassemblement, décision réitérée lors de sa conférence nationale, les 21 et 22 octobre 2006[42] et confirmée lors d'un vote interne (à 96,43 %)[43]. La direction du parti propose qu'elle soit entourée d'un collectif unitaire de porte-paroles. Marie-George Buffet a par ailleurs offert de se mettre en congé du PCF temporairement, afin d'éviter toute incompatibilité entre sa fonction et sa capacité à représenter toutes les forces du rassemblement[44].
La LCR, plus réservée, a choisi lors de sa conférence nationale des 24-25 juin d'annoncer la candidature d'Olivier Besancenot. Cependant, ce dernier a indiqué que la LCR était ouverte à la perspective d'une candidature unitaire et qu'il retirerait sa candidature dans cette éventualité[45].
D'autres, au sein de la LCR (Christian Picquet), du PCF (certains refondateurs dont Patrick Braouezec ou Roger Martelli) et particulièrement dans les autres organisations, souhaiteraient plutôt la candidature d'autres personnalités, non attachées à un parti ou une organisation[46], notamment celles de José Bové, Clémentine Autain, ou Yves Salesse qui se sont déclarés prêts à être candidats.
Les Alternatifs, Alter Ekolo (tendance interne des Verts), une grosse parti du réseau Convergence citoyenne et des citoyens non encartés dans un parti politique ont pris position pour la candidature de José Bové[47][48].
Parmi les points de désaccord, outre la question du candidat, on trouve les relations avec le Parti socialiste : là où le PCF souhaite rassembler toute la gauche « sur une base antilibérale », en n'excluant pas le PS, la LCR pose comme préalable non négociable le refus de toute alliance, électorale, gouvernementale ou parlementaire avec ce dernier, quel que soit son programme. Ainsi, José Bové comme la LCR parlent d'une « candidature unitaire à la gauche du PS » tandis que le PCF parle de « rassemblement antilibéral ». De même, la majorité de la LCR juge que le fait d'appeler à voter pour le candidat socialiste, s'il atteint le second tour, n'est « pas de principe », bien que la question la divise.
Pourtant le texte Ambition, stratégie, candidature adopté par les collectifs le 10 septembre à Saint-Denis stipule que les membres du collectif « ne serons pas d’un gouvernement dominé par le social-libéralisme qui, dans sa composition comme dans son projet, ne se donnerait pas les moyens de rompre enfin avec le libéralisme » et que : « Le Parti socialiste, notamment, a adopté un programme qui tourne le dos à une rupture franche avec le libéralisme. Il est hors de question, pour nous, de négocier sur cette base un contrat de gouvernement dont l’action, décevant une nouvelle fois, déboucherait inéluctablement sur le retour d’une droite plus dure encore. De même, il est hors de question d’accepter l’idée proposée par le PS d’une « fédération de la gauche » autour d’une telle orientation.[49] » Ce texte n'est pourtant pas jugé satisfaisant par la LCR, dès lors qu'il ne rompt pas définitivement avec le PS mais conditionne la rupture à ses choix programmatiques.
Lors de la réunion nationale des collectifs unitaires pour une alternative antilibérale, le 10 septembre 2006, les délégués des collectifs ont décidé d'un calendrier, prévoyant le choix du candidat à la mi-novembre[50]. Il a été depuis repoussé au 9 et 10 décembre, date d'une nouvelle réunion nationale qui débattra de ces candidatures. Ce choix devrait se faire par consensus, malgré la proposition de José Bové d'organiser des primaires ouvertes à tous ceux qui accepteraient la Charte antilibérale.
Les 14 et 15 octobre, à Nanterre, une nouvelle rencontre nationale des collectifs a adopté un document programme [51].
Les candidats proposés pour l'investiture par les collectifs sont[52] :
- Clémentine Autain (maire-adjointe apparentée PCF de Paris)
- José Bové (ancien porte-parole de la Confédération paysanne).
- Marie-George Buffet (secrétaire nationale du PCF)
- Patrick Braouezec (député PCF de la Seine-Saint-Denis)
- Julien Faessel
- Michel Feuillebois
- Patrick Guillot
- Jack Harmand
- Yves Salesse (président de la Fondation Copernic, conseiller d'État).
Le 24 novembre, estimant que « le Parti communiste et la LCR ont pris la responsabilité de casser la dynamique unitaire et, par voie de conséquence, de renoncer à répondre aux attentes des couches populaires les plus frappées par les dégâts de la mondialisation libérale », José Bové a annoncé le retrait « provisoire » de sa candidature[53].
La réunion du 9 et 10 décembre à L'Île-Saint-Denis a été houleuse et n'a pas réussi à établir un consensus. La direction du PCF estimait que la candidature de Marie-George Buffet (majoritaire dans les votes indicatifs des collectifs) était la meilleure et appelait à respecter le choix de ces collectifs. L'essentiel des autres organisations voulait une candidature qui puisse rassembler plus largement, sans toutefois avoir d'accord sur un nom. La décision a été de consulter à nouveau les collectifs dans les semaines à venir, sur les noms déjà proposés (Marie-George Buffet, Clémentine Autain, Yves Salesse) et sur d'autres noms évoqués les 9 et 10 (Claude Debons, Jean-Luc Mélenchon…).. Le PCF a, lui, décidé, de consulter ses adhérents pour confirmer ou infirmer la candidature de Marie-George Buffet.
[] Controverse autour des 500 signatures
Pour être officiellement désigné comme candidat, il faut obtenir 500 signatures d'élus : députés, sénateurs, maires, maires délégués des communes associées, maires des arrondissements de Lyon et de Marseille ou membres élus de l'Assemblée des Français de l'étranger, conseillers généraux des départements, de Mayotte, de Saint-Pierre-et-Miquelon ou du conseil de Paris, conseillers régionaux, élus de l'Assemblée de Corse, de l'Assemblée de la Polynésie française, du Congrès et des assemblées de province de la Nouvelle-Calédonie, de l'Assemblée territoriale des îles Wallis-et-Futuna.
Ces parrainages, dans un réservoir d'environ quarante cinq mille dont trente six mille de maires, doivent venir d'au moins trente départements ou collectivités d'outre-mer différents sans que plus d'un dixième d'entre eux soit issu du même département ou de la même collectivité d'outre-mer.
L'obtention des 500 signatures nécessaires pour pouvoir se présenter à l'élection présidentielle est toujours sujette à controverse, notamment autour de Jean-Marie Le Pen. Pour 2007, la controverse touche tous les petits partis. L'appel de François Hollande aux élus du Parti socialiste de réserver leurs signatures au candidat socialiste a conduit à une rumeur au sein de ceux-ci qui dit que le PS, l'UMP et parfois l'UDF feraient barrage face à leurs candidats et exerceraient des pressions sur les maires de petites communes pour qu'ils ne donnent pas leur signature. Des futurs candidats aussi opposés qu'Olivier Besancenot et Corinne Lepage en font publiquement état.
Un amendement déposé au nom du groupe socialiste en vue d'étendre la publication au Journal officiel à toutes les présentations reçues ayant été repoussé[54], le Conseil constitutionnel a fait savoir qu'il renonçait à la pratique initiée en 1988 consistant à publier dans ses locaux l'ensemble des parrainages valides[55]. Seuls 500 noms de présentateurs par candidat admis à concourir, déterminés par tirage au sort, seront donc publiés cette fois.
[] Financement de la campagne
Les aspects de financement des campagnes jouent un rôle très important dans la vie politique.
Ainsi, il est reconnu que la prolifération des petits candidats a pour principale cause l'existence d'une subvention de l'État d'environ un million d'euros pour tout candidat, quel que soit le nombre de voix recueillies lors de l'élection.
Le seuil des 5% de voix exprimées est extrêmement important : il fait passer le financement de l'État à 50% des dépenses du candidat, ce qui, pour un plafond de dépenses d'environ 20 millions d'Euros, représente environ 10 millions.
Enfin, les campagnes ne peuvent être financées que par des contributions de personnes physiques et de partis politiques. Ceci renforce le rôle des partis.
[] Sondages
Les instituts de sondages ont été fortement remis en cause dans leurs « prévisions » à l'occasion des deux dernières élections présidentielles. En 1995, Nicolas Sarkozy les stigmatisera au soir du premier tour en leur reprochant de ne pas avoir su annoncer le résultat : Jospin en tête (alors que Chirac était annoncé à sa place), Chirac et Balladur au coude à coude (alors que Chirac était censé avoir fortement distancé son concurrent à droite). En 2002, la critique sera d'autant plus forte - et crédible - qu'aucun institut n'avait annoncé Jean-Marie Le Pen au second tour, devançant Lionel Jospin. Plus largement, on critiquera également leur influence sur le monde médiatico-politique qui de 1997 à 2002 a vécu dans une « illusion » d'un Lionel Jospin extrêmement populaire et voué à devenir « naturellement » président de la République.
Pour se défendre les instituts mettent principalement quatre arguments en avant :
- le caractère instantané de leurs études qu'il convient d'analyser en tendances et non comme la prédiction d'un résultat (sens qu'on leur donne trop souvent) ;
- le fait que l'analyse des sondages est essentiellement faite par les médias, et que ce sont eux qui tirent le plus souvent des conclusions trop hâtives des enquêtes d'opinion, qui ne tiennent pas compte des marges d'erreur (2 à 3%). L'exemple du 51% / 49% en faveur d'un candidat est souvent cité. Celui-ci se traduit dans la presse par des titres l'annonçant en tête, alors qu'avec la marge d'erreur, il est impossible de savoir s'il l'est réellement ;
- leurs difficultés à appréhender certains électorats, comme celui du Front national ou de la droite en général, et ce, pour des raisons structurelles tenant à la qualité des réponses des sondés. En effet, les électeurs du Front national n'osent, par exemple, pas toujours assumer leur choix et ne disent pas toujours la vérité aux sondeurs quant à leur intention de vote. Il en va de même pour les électeurs de droite qui sont moins « revendicatifs » de leurs opinions que ceux de gauche. Dernier exemple, celui de l'extrême gauche qui se voit parfois créditer d'intentions de vote venant d'électeurs de la gauche de gouvernement qui veulent ainsi marquer leur volonté d'« ancrer la gauche à gauche » sans finalement concrétiser leur intention. Toutes ces difficultés biaisent les résultats bruts des sondages. Aussi les instituts utilisent-ils des formules mathématiques de redressement pour rectifier les résultats brut avant leur publication. Cependant, ces formules ne sont pas toujours fiables car elles se fondent généralement sur les dernières élections qui sont la seule référence qui permet de déterminer le différentiel entre d'une part, les intentions des électeurs exprimés à travers les sondages et d'autre part, leur choix le jour du scrutin ;
- les taux d'indécis et de personnes ne se prononçant pas qui sont souvent forts et pourtant assez peu mis en avant par les médias. Le vote de ces indécis est pourtant déterminant et l'on sait qu'environ un tiers des électeurs ne fait son choix définitif que le jour du scrutin.
[] (1er tour)
| Sofres | Sofres | Sofres | |
|---|---|---|---|
| 12/10/06 | 08/11/06 | 06/12/06 | |
| Arlette Laguiller | 3 | 2,5 | 3,5 |
| Olivier Besancenot | 4 | 4 | 3,5 |
| Marie-George Buffet | 2 | 2 | 2 |
| Ségolène Royal | 34 | 34 | 33 |
| - Dominique Voynet | 1 | 1,5 | 2 |
| François Bayrou | 7 | 7 | 8 |
| - Nicolas Sarkozy | 36 | 34 | 33 |
| - Philippe de Villiers | 2 | 2 | 2 |
| Jean-Marie Le Pen | 11 | 13 | 11,5 |
[] (2e tour)
| TNS Sofres [1] | LH2 Louis Harris [2] | BVA [3] | CSA [4] | IFOP [5] | IPSOS [6] | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Avril 2006 | Royal 51% - Sarkozy 49% (18/04) | - | - | Royal 53% - Sarkozy 47% (18 et 19) | Sarkozy 51% - Royal 49% (20 et 21) | Royal 51% - Sarkozy 49% (7 et 8) |
| Mai 2006 | - | - | - | Royal 53% - Sarkozy 47% (16 et 17) | - | Royal 51% - Sarkozy 49% (12 et 13) |
| Juin 2006 | - | - | - | Royal 51% - Sarkozy 49% (7) | Royal 51% - Sarkozy 49% (29 et 30) | Sarkozy 51% - Royal 49% (9 et 10) |
| Juill. 2006 | - | - | - | - | - | Sarkozy 51% - Royal 49% (7 et 8) |
| Août 2006 | - | - | - | - | - | Sarkozy 51% - Royal 49% (18 et 19) |
| Sept. 2006 | - | - | - | Royal 52% - Sarkozy 48% (1/09) | - | Sarkozy 52% - Royal 48% (8 et 9) |
| Oct. 2006 | Royal 51% - Sarkozy 49% (16/10) | Sarkozy 53% - Royal 47% (17/10) | Royal 50% - Sarkozy 50% (12/10) | |||
| Nov. 2006 | Royal 53% - Sarkozy 47% (24/11) | Royal 51% - Sarkozy 49% (17-18/11) | ||||
| Déc. 2006 | Royal 50% - Sarkozy 50% (01/12) | |||||
| Cette liste ne se veut pas exhaustive et sera complétée progressivement. Elle ne concerne que les résultats pour un éventuel second tour. Les candidats - ou présumés candidats - y figurant varient en fonction des personnalités choisies par les instituts et proposées aux sondés. | ||||||
Baromètre politique français du Cevipof [7]
[] Notes et références
- ↑ Communication du ministre d'État, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire, sur le site du Premier ministre
- ↑ « Comme vous le savez sans doute, je serai, une fois encore le candidat des nationaux à l’élection présidentielle », extrait du discours de clôture de la fête des Bleu-Blanc-Rouge 2005, par Jean-Marie Le Pen.
- ↑ Biographie de Philippe de Villiers mentionnant sa candidature, sur le site du MPF
- ↑ Déclaration de candidature de Nicolas Dupont-Aignan
- ↑ Déclaration de candidature de François Bayrou à l'élection présidentielle
- ↑ Le candidat des Verts, en 1988, était Antoine Waechter, dont la candidature est aujourd'hui soutenue par le MEI.
- ↑ Résultats de la primaire interne des Verts
- ↑ Déclaration de la conférence nationale de la LCR des 24 et 25 juin 2006 sur la candidature à l'élection présidentielle
- ↑ Annonce de la candidature d'Arlette Laguiller dans L'Humanité.
- ↑ Comment Frédéric Nihous est-il devenu candidat CPNT ?, sur le site de CPNT
- ↑ [http://fr.news.yahoo.com/19112006/202/presidentielle-gerard-schivardi-candidat-pour-le-parti-des-travailleurs.html Dépêche AFP sur le site de Yahoo Actualités
- ↑ Site de campagne de France Gamerre
- ↑ Communiqué de presse du CNI
- ↑ Antoine Waechter avait concouru, en 1988, avec le soutien des Verts et obtenu 3,78% des voix.
- ↑ Yves-Marie Adeline annonce sa candidature, communiqué de presse de l'Alliance Royale
- ↑ Article de l'Est Républicain sur le site de Jean-Philippe Allenbach
- ↑ Site d'Yves Aubry
- ↑ Site d'Yvan Bachaud créé le 1er mars 2006
- ↑ Roland Castro annonce sa candidature, article de L'Humanité
- ↑ Communiqué de presse du Parti fédéraliste
- ↑ Édouard Fillias annonce sa candidature à l'élection présidentielle, communiqué de presse d'Alternative libérale
- ↑ Site d'Armand Galea (date de création de la page)
- ↑ Nathalie Gettliffe candidate
- ↑ Nicolas Hulot n'exclut pas d'être candidat à la présidentielle, communiqué Reuters
- ↑ Blog de Daniel Lacroze-Marty
- ↑
[pdf] Déclaration de candidature de Nicolas Miguet - ↑ Date de création du site d'Alain Mourguy
- ↑ Rachid Nekkaz candidat
- ↑ Site d'Angelo Piccolo
- ↑ Annonce de la candidature de Stéphane Pocrain sur le Bondy Blog
- ↑ Site de Sylvain Poirier
- ↑ Site de Lucien Sorreda
- ↑ Site d'Attention handicap
- ↑ http://tf1.lci.fr/infos/elections-2007/0,,3345229,00-prg-suit-taubira-repassera-.html
- ↑ « Les grandes lignes de l'accord entre le MRC et le PS » ; Le Monde, 12 décembre 2006.
- ↑ Communiqué de l'UMP présentant sa procédure de désignation de son candidat
- ↑ http://permanent.nouvelobs.com/politique/20061202.FAP7916.html?1746 Citant une dépêche AP du 2/12/2006 de 17h38
- ↑ Appel « pour un rassemblement anti-libéral de gauche et des candidatures communes, il y a urgence ! »
- ↑ Nombre de signataires à l'appel « Il y a urgence ! »
- ↑
[pdf] Pour un rassemblement antilibéral, appel de Marie-George Buffet - ↑ Décision de la Conférence nationale du PCF, les 21 et 22 octobre 2006
- ↑ Communiqué de presse du PCF sur le vote interne sur la candidature
- ↑ Lettre de Marie-George Buffet aux collectifs
- ↑ Déclaration de la conférence nationale de la LCR des 24 et 25 juin 2006
- ↑ Premier gros meeting de la gauche de la gauche, article de Libération
- ↑ Foire aux questions d'Alter Ekolo
- ↑ Communiqué des Alternatifs, 11 juillet 2006
- ↑ Texte Ambition - Stratégie - Candidatures, adopté par la réunion nationale des collectifs unitaires et populaires, le 10 septembre 2006, à Saint-Denis.
- ↑ Synthèse de la réunion nationale des collectifs unitaires et populaires du 10 novembre 2006
- ↑ « Ce que nous voulons : Programme des collectifs unitaires pour une alternative anti-libérale »
- ↑ Méthode de discussion de la candidature commune à l’élection présidentielle des collectifs unitaires pour une alternative anti-libérale
- ↑ José Bové annonce le retrait « provisoire » de sa candidature à la candidature antilibérale
- ↑ Amendement présenté par René Dosière lors des débats à l'Assemblée nationale en vue de l'adoption de la loi organique 2006-404.
- ↑ Histoire de la publication des parrainages sur le site Web du Conseil constitutionnel.
[] Voir aussi
[] Lien interne
- Élection présidentielle en France
- Kelvote un wiki sur la présidentielle 2007
[] Liens externes
- L'élection présidentielle de 2007 sur le site du Conseil Constitutionnel.
- La catégorie candidats à l'élection présidentielle de 2007 de l'annuaire dmoz.
[] Bibliographie
- Alain Duhamel, Les Prétendants 2007, éd. Plon, janvier 2006, ISBN 2259198562 (mais il omet de parler de Ségolène Royal).
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| Présidentielles : | 1958 · 1965 · 1969 · 1974 · 1981 · 1988 · 1995 · 2002 · 2007 |
| Législatives : | 1958 · 1962 · 1967 · 1968 · 1973 · 1978 · 1981 · 1986 · 1988 · 1993 · 1997 · 2002 · 2007 · Partielles |
| Sénatoriales : | 1959 · 1962 · 1965 · 1968 · 1971 · 1974 · 1977 · 1980 · 1983 · 1986 · 1989 · 1992 · 1995 · 1998 · 2001 · 2004 · 2008 · Partielles |
| Régionales : | 1986 · 1992 · 1998 · 2004 · 2010 |
| Cantonales : | 1961 · 1964 · 1967 · 1970 · 1973 · 1976 · 1979 · 1982 · 1985 · 1988 · 1992 · 1994 · 1998 · 2001 · 2004 · 2008 · Partielles |
| Municipales : | 1959 · 1965 · 1971 · 1977 · 1983 · 1989 · 1995 · 2001 · 2008 · Partielles |
| Européennes : | 1979 en France · 1984 en France · 1989 en France · 1994 en France · 1999 en France · 2004 en France · 2009 en France |
| Référendums : | 1958 · 1961 · 1962 · 1962 · 1969 · 1972 · 1988 · 1992 · 2000 · 2003local · 2005 |
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