Duché de Bretagne

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Duché de Bretagne
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Les armoiries du duché de Bretagne : d'hermine plainLes armoiries du duché de Bretagne : d'hermine plain
Armoiries

Carte de la Bretagne divisée en neuf paysCarte de la Bretagne divisée en neuf pays
Carte de la Bretagne historique divisée en neuf pays

Administration
Gouvernement Duché
Capitale Aucune capitale définie
Langue(s) {{{langues}}}
Histoire
Création IXe siècle 1
Dissolution 1532 2
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Population {{{population}}}
Économie
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Hymne {{{hymne}}}
1. Union de la Domnonée, de la Cornouaille et du Broërec
2. Union avec le royaume de France

Le duché de Bretagne est l’ensemble politique qui succède au royaume de Bretagne du Haut Moyen Âge en Bretagne.

Sommaire

[] Le royaume de Bretagne

Ensemble de royaumes indépendants jusqu'à la fin du VIIIe siècle, la Bretagne est envahie au nom de Charlemagne par le comte Gui en 798-799. À la fin du VIIIe siècle, la Bretagne entre dans l’orbite de l’Empire carolingien et ses institutions sociales et politiques sont similaires à celles du royaume de Francie occidentale. La Bretagne n'est pas intégrée à l'Empire mais en devient tributaire. C’est de cette ancienne situation juridique que les ducs de Bretagne tirent leur légitimité à refuser (refus jamais total) l’hommage aux rois de France, à la fin du Moyen Âge. En effet, ils ne tiennent pas leurs terres de l'Empereur, qui reconnaît leur souveraineté (voir Histoire de Bretagne).

Après plusieurs soulèvements qui mettent fin à la courte domination des Francs et qui entraînent des expéditions franques en 801, 811, 818, 824 et 837, Nominoë se proclame roi unique de Bretagne en 844, vainc Charles le Chauve à la bataille de Ballon (845) et obtient en 846 la reconnaissance de l'indépendance totale de la Bretagne. Par la suite (vers 856), la Bretagne reste un royaume unifié jusqu'en 907, date de la mort d'Alain le Grand (ou 919, début de la domination normande). En 939, quand Alain dit Barbe-Torte est couronné, il renonce au titre de roi pour des raisons non explicitées. La plupart de ses successeurs font de même.

[] Le duché de Bretagne

Jusqu’au Xe siècle, la Bretagne est durement touchée par les attaques des Vikings et des Normands et l’autorité des rois et des ducs est quasiment inexistante. Les luttes dynastiques provoquent l’éclatement du duché en comtés, et l’autorité du duc est encore affaiblie par les revendications persistantes des voisins, duc de Normandie et comte d’Anjou. Ce processus de fragmentation politique est arrêté et renversé par des mariages qui aboutissent à investir du titre ducal un seul individu, Alain IV Fergent.

Le règne long et stable d’Alain permet l’accroissement des possessions bretonnes, dont l’attribution du comté de Richemont par le roi Guillaume Ier d'Angleterre. Son fils Conan III le Gros continue son œuvre de rétablissement de l’autorité centrale. Une crise de succession s’ouvre à sa mort, qui annule les progrès effectués et permet au roi d’Angleterre Henri II de revendiquer la suzeraineté. Entre 1158 et 1166, Henri II réunit la Bretagne à ses possessions continentales, et marie son troisième fils, Geoffroy, à Constance, héritière du duché. La domination des Angevins en Bretagne prend fin en 1203, quand le roi Jean-sans-Terre tue son neveu Arthur, fils de Geoffroy et de Constance.

Le mariage de l’héritière Alix au Capétien Pierre de Dreux inaugure une nouvelle dynastie, celle des Dreux. Cela permet à la Bretagne de retrouver une certaine autonomie, bien que les ducs prêtent hommage sans interruption et reconnaissent la souveraineté des Capétiens. En 1297, le duc Jean II obtient le titre de pair de France. Après la guerre de Succession de Bretagne, la Bretagne continue d’entretenir des liens avec la Couronne d‘Angleterre grâce au comté de Richmond, jusqu’à la Guerre des Deux-Roses. La Bretagne, fermée et désorientée, s’intègre au royaume de France durant les règnes successifs de la Maison de Montfort.

En 1465, le duc François II confisque le comté de Penthièvre à l’héritière Nicole de Blois, ce qui affaiblit la position des Penthièvre dans le duché. En 1488, après la mort du dernier duc masculin, le chef de la maison de Penthièvre est Jean de Brosse (mort en 1502), petit-fils de Nicole de Blois, et il revendique l’héritage du duché, mais la fille de François II, Anne de Bretagne, est couronnée duchesse. On essaie d’abord de lui faire épouser l’héritier des Habsbourg, afin d’éviter la soumission au pouvoir royal, mais elle épouse tour à tour deux rois de France. Sa fille Claude épouse François Ier, et aucun gouvernement indépendant ne peut être rétabli. Le fils de Claude, dauphin de France, est couronné François IV duc de Bretagne (1518-1536), mais cela n’apporte rien à l’indépendance bretonne et il décède agé de 18 ans. En 1532 : un traité d'union de la Bretagne à la France est voté par les États de Bretagne, après quarante ans d'unions matrimoniales entre les duchesses de Bretagne et les rois de France. Les héritiers de la famille de Brosse sont gouverneurs de la Bretagne, et l’on considère que le frère de François IV, Henri II est le dernier duc de Bretagne en 1536 ; lorsqu'il monte sur le trône de France en 1547, la Bretagne est réunie à la Couronne de France.

[] La Bretagne française

Cet état de fait n’obtient pas un soutien unanime, une partie des Bretons regrettant leur indépendance et défendant leurs privilèges (qu'ils nomment souvent "libertés"), et les autres monarchies européennes auraient apprécié pouvoir affaiblir la France à l’intérieur de ses frontières. À la mort d’Henri III, le dernier descendant en ligne masculine de Claude, l’héritière théorique de ses droits en Bretagne et en Auvergne est l’infante Isabelle Clara Eugénie, dernière souveraine espagnole des Pays-Bas, et Henri II, duc de Lorraine ; la première est la fille aînée de la fille aînée d’Henri III, mais une femme, le second est un homme mais le fils de la fille cadette. La Bretagne a un système illogique de donner une certaine prééminence (mais pas toute) aux héritiers mâles, même s’ils héritent de leurs droits par les femmes. De plus, les traités réglant la succession de la fin du XVe siècle sont assez imprécis.

Néanmoins, Philippe II d'Espagne, principal ennemi de la France à cette époque, offre aux deux de les soutenir afin de diviser la France. Mais en Bretagne, rien ne vint appuyer ceci. Au contraire, le duc de Mercœur, un des chefs de la Ligue, gouverneur de Bretagne depuis 1582, revendique les droits de son fils mineur, descendant en ligne directe de la duchesse Jeanne de Penthièvre. Il organise en 1588 (immédiatement après l’assassinat du duc de Guise) un gouvernement à Nantes, soutenu par l’Espagne, qui ne fait sa reddition à Henri IV qu’en 1598, conclue par le mariage de sa fille avec un des bâtards d’Henri IV, ce qui confirme le contrôle direct de la France sur la Bretagne. C’est donc dans la dernière province où la Ligue lui résistait, qu’Henri IV signe un édit de tolérance, l’Édit de Nantes.

[] Subdivisions

Le duché de Bretagne a compris les comtés de Léon, Cornouaille, de Dol, de Nantes, de Rennes, de Saint-Brieuc et de Vannes.

Le comté de Penthièvre et ses avatars (comté de Goëllo ou comté de Guingamp) est un apanage démembré du domaine ducal.

Lors de la première guerre de Succession de Bretagne, il y eut un projet de scinder la Bretagne en deux duchés, l'un au nord, l'autre au sud.

Le duché est définitivement rattaché à la Couronne de France en 1532. Le titre de duc de Bretagne disparaît avec le Roi Henry II. La Bretagne est l'une des régions les plus autonomes de l'Ancien Régime jusqu'au 4 août 1789 où elle perd sa Constitution avec l'abolition des privilèges. Cette abolition est considérée comme illégale par le député Maury, dans un discours du 9 janvier 1790, alors que celui-ci tentait de défendre les magistrats de la chambre des vacations du Parlement de Rennes.

Le château des ducs de Bretagne est situé à Nantes, ville qui ne fait pas partie de la région administrative Bretagne, créée en 1972.

[] Voir aussi

[] Articles connexes

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