Delirium tremens
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Le Delirium tremens est la conséquence neurologique la plus sévère du syndrome de sevrage d'alcool.
Le delirium tremens survient uniquement chez les alcoolodépendants au cours d'un sevrage d'alcool non contrôlé par un traitement efficace du sevrage.
[] Signes cliniques
Le tableau clinique est caractérisé par des signes de sevrage classique auxquels s'ajoute un syndrome confuso-onirique associant une désorientation temporospatiale, une obnubilation et un délire. Des hallucinations visuelles mettant en scène des animaux (zoopsies) y sont très fréquemment associées.
Des crises convulsives sont fréquentes dans les premières 48 heures. Sans traitement, le risque de décès peut aller jusqu'à 15 % selon les études. L'ensemble de la symptomatologie est source d'anxiété et d'agitation pouvant être à l'origine d'actes agressifs.
Le sujet est également très sensible à l'environnement. C'est pourquoi il est important de le rassurer par la voix et le comportement.
Ces symptômes surviennent fréquemment lors d'un sevrage brutal de la consommation d'alcool et doivent être traités en urgence par des médicaments psychotropes, car ils peuvent entraîner la mort du patient.[1]
[] Traitement
Il consiste en :
- réhydratation par voie parentérale veineuse par un soluté type glucosé à 5 % + 4 g NaCl + 2 g KCl ;
- vitaminothérapie B1B6 qui ne prévient, ni ne traite le delirium tremens lui même mais qui prévient le risque de syndrome de Korsakoff ou de Gayet-wernicke. Elle est indispensable d'autant qu'une perfusion de glucosé est mise en place (dépletion vitaminique induite par le glucosé) ;
- la contention physique qui doit rester limitée aux cas où il existe un risque d'arrachage de la perfusion ;
- sédation par benzodiazépine à demi vie longue, ce qui constitue le traitement du delirium tremens ;
- environnement calme le moins anxiogène possible : chambre éclairée, mots rassurants, peu de bruits ;
- surveillance infirmière réguliére.
[] Référence
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